7 novembre 2019
Du 14 au 17 novembre
Le Salon des métiers d’art souffle ses 40 bougies
Par: Maxime Prévost Durand

Céline Vivier et Mireille Lynch, de l’organisation du Salon des métiers d’art de Saint-Hyacinthe, ont voulu miser sur la qualité d’artisans qui a fait sa renommée pour souligner la 40e édition. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Quelque 60 artisans de disciplines variées prendront d’assaut le Pavillon La Coop du 14 au 17 novembre alors que se tiendra la 40e édition du Salon des métiers d’art de Saint-Hyacinthe. Malgré une baisse de son nombre d’exposants, l’organisation s’est fait un devoir d’offrir toujours la même qualité au public qui viendra découvrir les différents produits confectionnés par ces artisans.

publicité

« Si on diminue le nombre d’artisans, c’est parce qu’on ne veut pas diminuer la qualité », a indiqué la responsable de la sélection, Céline Vivier, dans un entretien avec LE COURRIER.

Il faut dire que la recherche d’artisans semble être plus difficile depuis quelques années. « Des artisans de métiers d’art comme nous, il y en a de moins en moins », a soutenu la présidente du salon maskoutain, Mireille Lynch, qui confectionne elle-même des accessoires mode en laine feutrée.

Néanmoins, le Salon des métiers d’art de Saint-Hyacinthe accueillera 18 nouveaux artisans parmi la soixantaine qui seront présents. Ceux-ci proposeront, entre autres, des produits faits à partir de cuir, de verre et de bois (peinture sur bois, ébénisterie, sculpture), en plus de bijoux, de meubles, de vaisselle et de textile.

« Ce que les gens trouveront, ce sont des exclusivités. Les produits qui sont là, ils ne sont pas faits à la chaîne », a rappelé Mme Lynch.

Au-delà des produits eux-mêmes, le salon est une occasion pour le public d’entrer en contact directement avec les artisans et d’en apprendre davantage sur leur processus de création, le tout dans une atmosphère feutrée propice aux échanges.

« La personnalité des artisans a une cote dans notre évaluation lorsqu’on les sélectionne. Je veux que ce soit des gens qui ont le goût d’être là et de jaser avec les visiteurs, que ce soit des gens animés par ce qu’ils font », a souligné Céline Vivier.

Une longue tradition

Si le Salon des métiers d’art est fidèle au poste après toutes ces années, trois raisons l’expliquent. « Il y a la diversité, le choix et la qualité », énumère Mireille Lynch, qui est membre du comité organisateur depuis 2012.

Même si Saint-Hyacinthe accueille le salon depuis bon nombre d’années, c’est dans une autre municipalité de la région qu’il a vu le jour.

« Ça a commencé à Saint-Liboire dans une cabane à sucre », a mentionné la présidente, en se basant sur des documents d’archives.

La tradition s’est ensuite poursuivie à Saint-Hyacinthe, où le salon y a passé le plus long de son existence. Il s’est notamment tenu au défunt Hôtel des Seigneurs, avant de transiter une année par le Pavillon des Pionniers pour ensuite s’installer au Pavillon La Coop.

Un kiosque retraçant l’histoire du salon sera d’ailleurs aménagé pour que les visiteurs puissent consulter des photos témoignant de son évolution au fil des ans.

Le Salon des métiers d’art de Saint-Hyacinthe sera ouvert au public à compter de 17 h le jeudi 14 novembre. L’entrée sera gratuite lors de cette première soirée. Le coût sera par la suite de 5 $ par personne le vendredi (10 h à 21 h), le samedi (10 h à 18 h) et le dimanche (10 h à 17 h). La liste complète des exposants est disponible au www.metiersdartsthyacinthe.com.

image