23 avril 2020
Saint-Hyacinthe sur pause
Le secteur immobilier ronge son frein
Par: Rémi Léonard

En plus de forcer l’annulation de la Journée portes ouvertes dans le secteur de l’immobilier organisée par la Ville de Saint-Hyacinthe, la pandémie de COVID-19 commence maintenant à faire subir des impacts plus durables à l’industrie. Photothèque | Le Courrier ©

Les courtiers immobiliers maskoutains subissent eux aussi le ralentissement du marché causé par la pandémie de COVID-19, mais n’attendent qu’un feu vert du gouvernement pour repartir la machine.

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Confiné à la maison comme bien des travailleurs, Daniel Guertin, de l’agence Via Capitales Affaires, s’efforce en effet de tout mettre en place pour être prêt à une éventuelle relance. « Quand ça va repartir, ça va repartir fort », a-t-il lancé.

Pour l’instant, il est difficile d’amorcer un dossier puisque les étapes critiques comme la photographie, l’inspection et la visite ne sont plus possibles en raison des mesures de distanciation sociale. M. Guertin se concentre donc sur le suivi des dossiers en cours puisqu’à peu près tout peut désormais se faire à distance, même les actes notariés, a-t-il expliqué.

Formation et innovation

C’est aussi l’occasion pour lui de se tourner vers les formations propres à sa profession offertes en ligne. Une opportunité qu’a également saisie Johanne Brabant, qui exerce sous la bannière Royal LePage Multi-Services, une autre courtière de la région que LE COURRIER a sondée.

Le contexte actuel, pour le moins particulier, amène aussi des réflexions sur les pratiques traditionnelles dans le domaine, qui pourraient bien être amenées à évoluer avec cette crise. « On développe plein d’idées présentement. Il faut être proactif », a-t-elle affirmé, lançant déjà des pistes de solutions pour que les opérations dépendent moins de la présence physique, comme les visites virtuelles.

Même si leur secteur n’est pas considéré comme essentiel, tous deux espèrent pouvoir reprendre bientôt leurs opérations. Après tout, bien des gens vont devoir se loger incessamment, un besoin on ne peut plus essentiel. C’est une période de grande incertitude pour ceux qui se cherchent présentement un toit, a observé Mme Brabant, alors qu’ils se retrouveront peut-être avec peu d’options si la crise s’allonge.

Même urgence pour ceux qui avaient un projet de construction neuve dans les plans, a souligné Daniel Guertin lorsque nous lui avons parlé à la mi-avril. L’annonce de la reprise des activités dans la construction résidentielle est finalement venue peu après. Ce début de réponse positive pourrait paver la voie à la relance tant attendue dans l’industrie.

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