15 septembre 2011
Centre Andrée-Perrault
Le syndicat n’avale pas la salade de la direction
Par: Le Courrier
Sylvie Lachambre considère que le projet de transformation du service alimentaire du Centre Andrée-Perrault se fera au détriment des résidents.

Sylvie Lachambre considère que le projet de transformation du service alimentaire du Centre Andrée-Perrault se fera au détriment des résidents.

Le remplacement des plats préparés au Centre Andrée-Perrault (CAP) par des plats préparés à l’Hôtel-Dieu n’a aucun sens, pas plus que les arguments de la direction pour motiver l’abolition du poste de cuisinière.

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C’est du moins l’avis de Sylvie Lachambre, présidente du syndicat paratechnique du CSSS Richelieu-Yamaska sur toute la polémique qui secoue depuis quelques semaines les petites habitudes du CAP. Mme Lachambre soutient que l’employeur vise à économiser de l’argent et non à améliorer le service.

« Si ce n’est pas pour des raisons budgétaires, c’est quoi d’abord? » questionne ironiquement la présidente du syndicat.

Selon elle, il ne fait aucun doute que faire appel aux services d’un fournisseur externe est moins coûteux à long terme qu’un employé à temps plein. « Calculez les frais de transport de la nourriture et calculez les frais reliés à la gestion d’un employé à temps complet et vous verrez que ce n’est pas comparable. »Le directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Richelieu-Yamaska, Daniel Castonguay, a d’ailleurs admis lors d’une rencontre avec les bénéficiaires du CAP le 24 août que la direction économiserait environ 10 000 $ en réorganisant le service alimentaire du CAP.Une petite économie qui a son importance, selon Mme Lachambre.« Chaque fois qu’ils sont capables de gratter pour épargner quelques sous, ils le font! »Le simple fait de pouvoir couper dans la gestion de personnel pourrait justifier le désir de la direction de sacrifier le poste de cuisinière, selon Mme Lachambre. « Gérer le dossier d’un employé est plus difficile pour un employeur que de signer un chèque à une entreprise externe. C’est la loi du moindre effort qui prime. » En ce qui a trait au bien-être des résidents du CAP, Mme Lachambre ne croit pas que leur enlever les services d’une cuisinière sur place soit la meilleure décision. « Les résidents ont développé un sentiment d’appartenance avec les cuisinières. Elles représentent une pièce du puzzle importante pour eux. Un employé ne se limite pas aux tâches qu’il a à faire, souvent il en fait plus », ajoute-t-elle.Sylvie Lachambre évoque d’ailleurs la possibilité que la réorganisation se fasse au détriment des petites attentions auxquelles ont droit les résidents. « Les menus spéciaux pour les résidents, ils (le personnel de la cuisine de l’Hôtel-Dieu) vont faire comment pour les faire à distance? C’est parce qu’ils n’ont plus l’intention d’en faire! »

Un manque de transparence

En vacances lorsque ce dossier a défrayé les manchettes, Mme Lachambre affirme n’avoir jamais été interpellée par la direction du CSSS. « J’en ai appris plus dans LE COURRIER que par l’employeur. »

Avant de quitter cet été, Mme Lachambre avait appris que la direction envisageait d’abolir le poste de cuisinière, mais rien ne laissait croire que cette modification serait faite sous peu. Si l’information n’avait pas été annoncée par « erreur » au comité des résidents, ces derniers se seraient retrouvés devant un fait accompli, croit celle qui compte réunir les membres de son syndicat afin d’adopter une position globale sur ce dossier.

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