20 février 2013
Le syndrome de l’autoroute 30
Par: Le Courrier
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En octobre 2008, la Ville de Saint-Hyacinthe mandatait un agent immobilier pour nous signifier, à mon épouse et moi-même, que la modeste et non moins coquette maison de ville que nous occupions sur la rue De Jouvence dans le secteur Douville, devait être expropriée, afin de faire place au passage du nouveau tronçon du boulevard Casavant.

À peu près à la même époque, la décision était prise par le conseil municipal de construire un passage à niveau afin de relier les deux différents tronçons du boulevard Casavant. Personnellement, tunnel ou passage à niveau, les deux solutions avaient des bons et des mauvais cotés. J’étais surtout fier de constater qu’enfin une décision était prise et que dans peu de temps, les éternelles discussions à ce sujet seraient chose du passé et qu’on était sur le point de voir se réaliser la voie de contournement désirée depuis tant d’années. C’était bien sûr avant les changements au conseil municipal qui venaient tout remettre en question. Saint-Hyacinthe souffrirait-elle du syndrome de l’autoroute 30 et du CHUM? De combien d’études de consultations ou de référendums aurons-nous encore besoin avant de connaître la date de début des travaux? À 59 ans, ai-je l’espoir de vivre assez longtemps pour traverser ce satané tunnel? De combien d’autres mandats le maire Bernier aura-t-il besoin, si on veut le voir photographié dans Le Courrier, soulevant la première pelletée de terre? Ai-je été exproprié dix ou quinze ans trop tôt?

Yvan Bergeron La Présentation (anciennement de Douville)

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