4 septembre 2014
Loisirs Douville
Le vieux pavillon sera démoli
Par: Benoît Lapierre
Avec la démolition du centre communautaire abandonné disparaîtra aussi l’ancien hôtel de ville de la municipalité de Douville. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Avec la démolition du centre communautaire abandonné disparaîtra aussi l’ancien hôtel de ville de la municipalité de Douville. Photo François Larivière | Le Courrier ©

N’étant plus utile à la Ville de Saint-Hyacinthe, l’ancien pavillon des loisirs du district Douville sera bientôt démoli pour faire place à un stationnement et à d’autres aménagements.

publicité

Avec la disparition de cet édifice situé au 385, rue Chapleau, la page sera tournée sur un morceau de l’histoire de l’ancienne municipalité de Douville, fusionnée à Saint-Hyacinthe en 1976. « C’est l’ancienne mairie de Douville, où on retrouvait aussi la caserne des policiers-pompiers, la salle du conseil et le garage municipal », a rappelé le conseiller municipal du district Douville, André Beauregard.

Lui qui est coordonnateur de la corporation de loisirs de son quartier travaille maintenant dans des locaux tout neufs, inaugurés au mois de mai au 5065, rue Gouin. Le projet de construction du nouveau centre communautaire a d’abord entraîné la démolition du pavillon René-Lafleur – il fut aussi celui des loisirs de la municipalité de Douville – et d’une cantine. Avant d’être livrés aux démolisseurs, ces deux bâtiments ont dû être désamiantés; ce travail a été accompli par la firme Sphair Décontamination, de Princeville, en vertu d’un contrat d’un montant initial de 61 895 $ accordé à la suite d’un appel d’offres sur invitation. Ce contrat fait toutefois l’objet d’un litige. L’entrepreneur réclame 37 429 $ de plus à la Ville pour des « extras », et il a logé contre elle une poursuite en Cour du Québec.

L’ancien centre communautaire du district Douville devra lui aussi être désamianté avant sa destruction. Cette tâche sera accomplie par la firme Indusco Isoluation, de Sherbrooke, à qui le conseil a octroyé un contrat de 42 425 $ à sa séance du 4 août. La démolition elle-même, qui doit avoir lieu le 8 septembre, fera l’objet d’un dernier contrat.

Voilà qui complétera un dossier qui s’est avéré particulièrement compliqué pour la Ville en raison des difficultés qu’elle a éprouvées avec l’entrepreneur général retenu, Cordev Construction, de Saint-Jérôme. Plus bas soumissionnaire conforme, cette firme faisait l’objet d’une enquête au moment où la Ville lui a octroyé un contrat de 2 014 000 $ pour la réalisation du projet de construction. Cordev, qui ne fonctionnait qu’avec des sous-traitants qu’elle ne payait pas correctement, a vu son contrat résilié par la Ville le 30 septembre 2013. La Ville a dédommagé à 85 % les sous-traitants lésés et a pu terminer le projet avec quelques-uns d’entre eux. L’enveloppe de 2,4 millions $ qui avait été allouée à ce projet a été dépassée avant l’octroi des deux derniers contrats.

image