6 septembre 2012
Attentat contre le PQ
Léandre Dion peu surpris
Par: Martin Bourassa
Léandre Dion

Léandre Dion

Comme plusieurs, l’ancien député péquiste de Saint-Hyacinthe, Léandre Dion, est passé par toute la gamme des émotions, mardi soir.

publicité

C’est avec la famille péquiste du comté qu’il a célébré la victoire d’Émilien Pelletier, au centre-ville de Saint-Hyacinthe, et a suivi religieusement le discours de la nouvelle première ministre du Québec, assombri par un attentat.

« On a tous vécu une montagne russe d’émotions, a confié M. Dion lorsque rejoint par LE COURRIER, hier matin. C’est assez décevant tout cela. »Au lendemain des événements, Léandre Dion tentait toujours de les analyser de son mieux. Il ne semblait pas surpris outre mesure par cette violence et parlait d’un geste purement politique. La thèse du complot antisouverainiste a été suggérée.« En politique, les choses arrivent parfois par hasard, mais pas tant que ça. Ces gestes ont été commis quand Mme Marois a réaffirmé son intention de faire un pays. Est-ce l’oeuvre de quelqu’un de dérangé? Ça reste à voir. Attention, je ne dis pas qu’il n’est pas fou, mais dans la vie on utilise parfois des fous pour faire des choses que l’on n’aurait pas le courage de faire soi-même. On exclut ici la personne qui parle. À mon sens, ce n’est pas l’oeuvre d’une seule personne, je pense que c’était planifié. Ce sont des choses regrettables, mais peut-être prévisibles dans ce contexte », a précisé l’ancien député en prenant soin de bien peser tous ses mots. « Oui, j’ai conscience de la portée de mes paroles, mais tu me demandes mon opinion ce matin. Je te laisse donc le soin de juger de la suite à donner à tout cela. » Concernant la démission de Jean Charest, il la prédisait déjà en entrevue mercredi matin. « Cela me surprendrait qu’il (Jean Charest) s’accroche au pouvoir. Il a toujours été une sorte de corps étranger au sein du Parti libéral du Québec », a dit M. Dion en faisant allusion au passé conservateur de l’ex-chef libéral.

image