12 mai 2016
L’eau et les leçons
Par: Martin Bourassa
L’eau et les leçons

L’eau et les leçons

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Petite panique dans la Cité la semaine dernière à la suite d’un avis d’ébullition enjoignant les gens de Saint-Hyacinthe et de quelques municipalités ­environnantes à faire bouillir l’eau avant de la consommer.

Il faut dire que de tels avis ne sont pas ­fréquents à Saint-Hyacinthe où la fiabilité du réseau de distribution n’est plus à faire. De mémoire d’homme, les précédents remontaient à 2008 et 1993. D’où le caractère exceptionnel de cette situation décrite avec justesse par le directeur général de la Ville, Louis Bilodeau.

Cela ne devrait surtout pas empêcher la Ville de Saint-Hyacinthe de faire un bilan de tout ce qui a été fait de bien et de moins bien dans cette crisette. Dans un processus d’amélioration continue, il y a certes quelques leçons à retenir. D’abord, le long silence de la Ville entre le moment du premier avis et la mise à jour. Elle a sonné l’alerte le mercredi autour de 18 h 15. Elle a fait un point de presse le jeudi à 11 h 30 pour les médias locaux, mais il aura fallu attendre à 16 h avant qu’elle communique l’information voulant que l’avis soit en force jusqu’à samedi midi dans le meilleur des cas.

Disons qu’elle aurait pu faire une mise à jour bien avant sur son site Internet ou sur son fil Twitter et sa page Facebook. Un silence de pratiquement 24 heures dans un dossier aussi sensible est somme toute assez étrange. Il y a quand même une différence notable entre s’organiser pour une journée ou pour un peu plus de 48 heures!

Le pire, c’est que le mercredi du fameux avis d’ébullition, le service des communications de la Ville avait produit un communiqué pour informer la population qu’il y avait un problème majeur avec les services de Bell Canada. Elle prévenait alors que le rétablissement pourrait prendre quelques jours, une précision qu’elle n’a pas jugé utile de faire rapidement dans le dossier de l’eau. Et la levée de l’avis a aussi été faite dans la confusion, avec une levée totale, puis partielle. Bref, quelques ratés au niveau des communications et plus de troubles qu’autre chose pour la population. Mais bon, à choisir entre un problème d’eau et un autre verglas, le choix est vite fait.

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