4 juin 2020
L’Eau Vive sur la liste des résidences touchées, même sans cas de COVID-19 entre ses murs
Par: Maxime Prévost Durand

Une personne résidant à l’Eau Vive a bel et bien contracté la COVID-19, mais a été infectée lors d’un séjour à l’hôpital, où elle est toujours hospitalisée. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Résidence L’Eau Vive, du Groupe Robin, se retrouve depuis quelques jours sur la liste des résidences privées pour aînés touchées par la COVID-19, même si dans les faits, le virus n’a jamais pénétré à l’intérieur de ses murs.

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La présidente du Groupe Robin, Nellie Robin, a assuré au COURRIER qu’il n’y a « aucun cas ni au Saphir ni à L’Eau Vive », les deux résidences pour aînés que le groupe gère à Saint-Hyacinthe.

Or, une personne hébergée à L’Eau Vive a dû se rendre à l’hôpital récemment pour une chirurgie et a contracté la COVID-19 lors de son séjour hospitalier. Elle y est d’ailleurs toujours hospitalisée et n’est jamais retournée à sa résidence depuis le moment où elle est entrée à l’hôpital. Elle ne réintégrera la résidence qu’une fois rétablie.

Cependant, le cas est tout de même répertorié à L’Eau Vive en raison du lieu d’appartenance de la victime. C’est du moins l’explication qu’a obtenue Nellie Robin lorsqu’elle a voulu faire enlever l’Eau Vive de la fameuse liste. La présidente du Groupe Robin avait affiché un grand étonnement lorsqu’elle avait vu le nom de sa résidence y apparaître.

Afin de rassurer les autres résidents et les familles, une lettre leur a été envoyée pour leur expliquer la situation et éviter qu’un vent de panique ne se crée, a indiqué Mme Robin.

Des erreurs dans la liste

Plusieurs erreurs ont par ailleurs été décelées depuis quelques semaines dans la liste des milieux de vie pour aînés touchés par la COVID-19, publiée quotidiennement par le gouvernement du Québec, semant une certaine confusion et remettant en doute sa fiabilité.

Depuis le retour de cette liste, après avoir été retirée pour une mise à jour au début mai, certaines résidences privées pour aînés (RPA), qui n’ont pourtant aucun cas, s’y sont retrouvées momentanément. C’est le cas de la Résidence Bellevue et de la Villa Saint-Joseph notamment, dont le nom a été affiché pendant une courte période de temps. Quelques jours plus tard, elles n’y figuraient plus. « On n’a aucun cas chez nous », s’est étonnée la propriétaire de la Résidence Bellevue, Manon St-Pierre, qui apprenait que sa résidence s’était retrouvée sur la liste publiée par le gouvernement lorsque jointe par LE COURRIER à la mi-mai.

Même chose du côté de la Villa Saint-Joseph. « En date du 14 mai [moment où la résidence s’est retrouvée sur la liste], on avait un dépistage en cours, mais le test s’est avéré négatif », a indiqué au COURRIER le copropriétaire de la Villa Saint-Joseph, Guillaume Dumas, qui croit que la liste mélange les cas confirmés et suspectés, même s’il est bien indiqué dans le haut du document qu’il s’agit de « résidents actuellement atteints de la COVID-19 ».

Décalage pour les CHSLD

Depuis la mise à jour, on retrouve également un décalage entre les données partagées par le gouvernement et la réalité dans les CHSLD. À titre d’exemple, il était indiqué mardi que l’Hôtel-Dieu-de-Saint-Hyacinthe recensait 26 cas confirmés, alors qu’en réalité, il y en avait 33 parmi les résidents permanents du centre d’hébergement. Ces cas s’ajoutent en plus à d’autres personnes infectées provenant de RPA et RI ayant été transférées dans ce CHSLD pour obtenir des soins, lesquelles ne sont pas comptabilisées dans le nombre de cas rattachés à l’Hôtel-Dieu ni sur la liste des RPA.

De son côté, le Centre d’hébergement Andrée-Perrault a été absent de la liste pendant plus d’une semaine après la confirmation d’un premier cas parmi ses résidents, mais a depuis été ajouté.

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