2 mai 2013
Annonce imminente quant à l’avenir du CAG
L’échéance reportée à la demande des syndicats
Par: Le Courrier
Le sort du pavillon Antoine-Girouard est encore en suspens. Une décision est imminente et semble dépendre du bon vouloir syndical.

Le sort du pavillon Antoine-Girouard est encore en suspens. Une décision est imminente et semble dépendre du bon vouloir syndical.

On ne sait toujours pas, au lendemain de la date butoir fixée au 30 avril, s’il y aura bel et bien un pavillon Antoine-Girouard opéré par la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) à la rentrée 2013.

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Les syndicats du personnel et des enseignants du Collège Antoine-Girouard ne sont pas parvenus à s’entendre avec la Commission scolaire avant l’échéance qui avait été fixée à mardi, 17 h, par le Conseil des commissaires.

« La date butoir s’imposait d’elle-même par les conventions collectives des enseignants de la commission scolaire, pour qui la période d’affectation en prévision de la prochaine rentrée débutait hier, mercredi.Les syndicats se sont présentés au Conseil des commissaires pour nous annoncer qu’ils étaient près d’une entente, mais qu’ils avaient besoin d’un peu plus de temps », a expliqué le président Richard Flibotte. Le Conseil a dès lors offert un délai de 48 heures supplémentaires, qui reporte l’échéance finale à aujourd’hui (jeudi) 17 h.« L’entente entre les syndicats est l’une des conditions sine qua nonde ce projet. Nous avons soumis une offre finale et c’est cette offre qui est sur la table. Il pourrait y avoir certaines modifications, mais l’entente doit demeurer à coût zéro pour la commission scolaire, c’est-à-dire qu’on ne peut pas se retrouver avec des enseignants en trop qu’on doit absolument garder dans deux ans en raison du lien d’emploi. »Selon la directrice générale Caroline Dupré, c’est au niveau de la reconnaissance de l’ancienneté que les négociations ont connu des difficultés. En passant du privé au public, les enseignants perdront l’ancienneté acquise auprès de leur employeur précédent. « Le climat est positif, a affirmé Mme Dupré. On pense que les gens ont peut-être cru que le délai du 30 avril n’était pas ferme ou qu’ils ont pris pour acquis que la Commission scolaire ne pouvait pas se retirer du projet. Ils ont eu l’impression qu’ils disposaient de plus de temps, ce qui n’était pas le cas. »Conséquence de l’imbroglio, la signature du bail entre le Séminaire et la CSSH qui était aussi prévue pour mardi soir a été remise à plus tard. L’aval du ministère de l’Éducation pour le financement du nouveau pavillon public semble lui aussi avoir été mis sur la glace. « On a eu vent que l’annonce était prévue pour cette semaine, mais on a l’impression que le Ministère attend peut-être de voir comment les choses vont se régler avec les syndicats. On sait du moins que ça semble positif », a noté la directrice générale. « Évidemment, il y a encore beaucoup de « si » au lendemain de la date butoir, a fait remarquer Richard Flibotte. Tout devra tomber en place d’ici la fin de la semaine. »En l’attente du portrait final, le personnel de la commission scolaire a amorcé sa période d’affectation des enseignants selon des scénarios hypothétiques, ce qui entraînera une nécessaire révision de tout le travail une fois les pièces du casse-tête réunies. « Nos délais sont déjà expirés, a expliqué Mme Dupré. On n’a pas d’autres choix. »Le Collège Antoine-Girouard avait annoncé la fin de ses activités cet hiverQuelque 430 élèves sont inscrits au pavillon Antoine-Girouard pour la rentrée 2013.

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