9 août 2012
Assurance-emploi
Leclerc défend la réforme
Par: Le Courrier
Le conseiller Alain Leclerc s'est porté à la défense de la controversée réforme de l'assurance-emploi.

Le conseiller Alain Leclerc s'est porté à la défense de la controversée réforme de l'assurance-emploi.

Le conseiller Alain Leclerc, du district Bois-Joli, a fait bande à part à la séance du conseil municipal de lundi en se portant à la défense du gouvernement Harper et de sa réforme de l’assurance-emploi.

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Au moment où le conseil s’apprêtait à adopter une résolution dénonçant cette réforme, le conseiller Leclerc s’est levé pour signifier qu’il désapprouvait cette initiative. « Monsieur le maire, je vais voter contre (la proposition). Pour une fois qu’un gouvernement prend le taureau par les cornes et ne fait pas preuve de laxisme », a-t-il déclaré.

C’est la conseillère Brigitte Sansoucy qui, suivant une suggestion de la Centrale des syndicats nationaux (CSN), avait invité ses collègues à prendre position contre la réforme de l’assurance-emploi, réforme que le gouvernement conservateur a incéré dans le projet de loi omnibus C-38 qui a été adopté à la Chambre des Communes le 18 juin par 157 voix contre 135.Mais Mme Sansoucy n’a été aucunement surprise du vote d’Alain Leclerc. « Alain nous avait expliqué sa position et je savais qu’il allait voter contre. Il y a partout des adeptes des positions du gouvernement conservateur et au conseil municipal de Saint-Hyacinthe, on vit dans une pluralité de convictions politiques », a commenté la conseillère du district Saint-Sacrement.Mme Sansoucy a expliqué que le maire, Claude Bernier, sachant que le conseil ne serait pas unanime sur cette question, lui avait demandé si elle tenait à ce que sa proposition reste à l’ordre du jour. « Je lui ai répondu qu’il n’était pas nécessaire qu’il y ait toujours unanimité au conseil. »La réforme mise de l’avant par les conservateurs vise à sortir rapidement les chômeurs du Programme d’assurance-emploi en les poussant vers des emplois moins bien rémunérés que leur occupation précédente (70 % du salaire), disponibles dans un rayon de 100 kilomètres de leur lieu de résidence. Selon Mme Sansoucy, qui est la conjointe d’Yvan Boulay, du Mouvement action chômage, cette mesure est abusive et nuit à l’économie locale, laquelle repose en partie sur le travail saisonnier. « Déjà, avec la réforme de 1996, 60 % des gens qui perdent leur emploi n’ont plus droit au programme », fait-elle valoir.Le conseiller Leclerc n’en pense pas moins que la réforme conservatrice était souhaitable. « Le resserrement de l’assurance-emploi, c’est quelque chose qui va de soi. Quelqu’un qui tombe en chômage pour la troisième fois en cinq ans, pourquoi refuserait-il un emploi qui lui est offert? Resserrer un peu les programme sociaux, ça ne fait pas de tort à personne », soutient-il.Mais au départ, dit-il, il n’a pas apprécié que le conseil veuille mettre au vote une proposition qui émanait de la CSN. « Je me voyais très mal appuyer la CSN. Et on avait convenu qu’on allait en rediscuter, mais ça s’est quand même retrouvé à l’ordre du jour », a précisé M. Leclerc. C’est donc une résolution adoptée sur division – et en l’absence du conseiller Bernard Barré – que le conseil municipal fera parvenir au gouvernement fédéral pour lui demander de renoncer à sa réforme.

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