23 mai 2019
L’école Casavant s’agrandira dans le Séminaire
Par: Rémi Léonard

Les trois représentants des organisations qui viennent d’arriver à une entente de principe en vue de la conversion du Séminaire en école secondaire : Richard Flibotte, président de la CSSH, Mgr Jean-Marc Robillard, supérieur du Séminaire, et Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe. Photo Annie Beauregard | Le Courrier ©

Le projet de nouvelle école secondaire à Saint-Hyacinthe prendra finalement la forme d’un double agrandissement, dont le plus important se fera directement dans les locaux du Séminaire de Saint-Hyacinthe.

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Toute l’aile centrale, soit la façade visible depuis la rue Girouard, doit devenir un nouveau pavillon pour l’école secondaire Casavant. Cette partie devrait accueillir jusqu’à 800 élèves, faisant carrément doubler l’école actuelle, implantée depuis 2015 dans les anciennes installations du Collège Antoine-Girouard, là encore en vertu d’une entente entre la Corporation du Séminaire et la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH). L’aile donnant sur Pratte ainsi que la chapelle demeurent la propriété du Séminaire.

En parallèle, un autre projet d’agrandissement sera réalisé du côté de l’école secondaire Fadette pour y ajouter quatre classes et un gymnase. Les élèves de Fadette auront ainsi leurs propres plateaux sportifs et n’auront plus besoin de se déplacer jusqu’à Casavant pour en profiter, comme c’est le cas actuellement. Les plateaux sportifs ainsi libérés à Casavant pourront servir à la future clientèle.

Les 800 places supplémentaires créées dans le Séminaire et les 100 autres à Fadette devraient permettre à la CSSH de faire face à l’augmentation prévue du nombre d’étudiants au secondaire dans les prochaines années, a affirmé son président Richard Flibotte. Les premiers élèves à entrer dans le Séminaire reconverti en école le feront à la rentrée 2022, a-t-il aussi précisé lors d’une conférence de presse mercredi.

Changement de plan

C’est donc un an de plus que le scénario original annoncé l’an dernier, dont la réalisation devait normalement prendre trois ans. Les 35,5 M$ octroyés par Québec à cette fin seront plutôt séparés entre les travaux de conversion du Séminaire (27,5 M$) et l’agrandissement de Fadette (7,8 M$). Comme le projet a été passablement modifié, même si l’enveloppe budgétaire reste sensiblement la même, le ministère de l’Éducation devra tout de même autoriser cette réorientation.

Quant à l’acquisition de l’aile centrale du Séminaire, dont la superficie fait près de 70 500 pieds carrés, elle se fera par l’échange du terrain de 325 000 pieds carrés où devait initialement être bâtie la nouvelle école secondaire, près de l’École professionnelle, les deux actifs valant autour de 2 M$. C’est aussi un échange qui avait été convenu en 2014 entre la Corporation du Séminaire et la CSSH au moment de faire passer les actifs du Collège Antoine-Girouard au public. Les deux terrains cédés par la commission scolaire au fil du temps sont d’ailleurs voisins.

De son côté, la Ville de Saint-Hyacinthe participe à cette entente de principe tripartite en s’engageant à acquérir le terrain boisé situé en face du Séminaire pour 1 M$. Un débarcadère pour les autobus doit être construit près de l’immeuble, mais la Ville compte « préserver le boisé » pour y aménager un parc scolaire et municipal, a annoncé le maire Claude Corbeil, qui y voit aussi un « prolongement » à la future promenade Gérard-Côté.

Double vocation

À travers ces changements, l’œuvre d’éducation du Séminaire va tout de même se perpétuer, même si c’est sous une autre forme, a aussi commenté le supérieur Mgr Jean-Marc Robillard, d’autant plus que la dernière entente avec la commission scolaire a été « heureuse » pour les deux parties et que le « bon voisinage » prime depuis ce temps, a-t-il ajouté. Quant à l’autre vocation du Séminaire, celle de prendre soin des prêtres qui y résident, Mgr Robillard a spécifié que cinq d’entre eux devront être déménagés vers l’aile Pratte, tout comme certains espaces délivrant des soins de santé.

Les trois hommes ont par ailleurs souligné que le projet permettra d’assurer l’avenir de ce bâtiment patrimonial, dont la préservation est un enjeu pour toute la communauté maskoutaine.

Les autres activités tenues dans l’aile Pratte, comme celles du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe et de La Petite Académie, ne sont pas touchées à court terme.

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