27 février 2020
L’école Saint-Joseph s’efface pour l’agrandissement des Passereaux
Par: Rémi Léonard

Les immeubles Saint-Joseph et Maurice-Jodoin de l’école des Passereaux étaient situés dans le même quadrilatère, où l’on retrouve également l’église Saint-Joseph, dans le quartier du même nom. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Évacuée pour des raisons de sécurité il y a plus de deux ans, l’école Saint-Joseph attendait depuis le triste sort qui lui était réservé : la démolition. C’est finalement dans les derniers jours que l’intervention s’est concrétisée, ne laissant pratiquement que des débris au moment d’écrire ces lignes, mercredi.

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La Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) jugeait les problèmes structuraux du bâtiment si importants que toute idée de rénovation avait été écartée depuis un bon moment déjà. Le projet annoncé officiellement en juin 2019 consistait plutôt en la démolition de l’immeuble et l’agrandissement du bâtiment voisin pour créer une nouvelle école des Passereaux élargie.

Le projet, bonifié depuis son annonce, est maintenant évalué à 11,4 M$, montant qui inclut la démolition en cours, la rénovation de l’immeuble Maurice-Jodoin et son agrandissement de quatre classes primaires, deux préscolaires, en plus d’un gymnase plus grand que prévu, a indiqué le directeur du service des ressources matérielles de la CSSH, Jean-François Soumis.

Comme cet agrandissement se fait directement à partir de la cour d’école actuelle, le terrain dégagé par la démolition du pavillon Saint-Joseph pourra compenser la perte d’espace de jeux. C’est néanmoins des souvenirs qui s’envolent pour de nombreux Maskoutains, une situation qui rappelle les démolitions qu’ont connues les communautés de Saint-Barnabé-Sud et de Saint-Marcel dernièrement, où de nouvelles écoles ont été reconstruites sur un terrain voisin.

Le contrat de démolition a été octroyé aux entreprises Géniam, de Québec, pour un montant de 329 500 $. Le bâtiment abritait auparavant les archives de la CSSH, qui ont depuis été transférées au centre administratif Mailhot, près de l’école Fadette.

Pour ce qui est des classes déplacées depuis l’évacuation de l’immeuble Saint-Joseph, toujours relocalisées à l’école Jacques-Cartier à La Providence pour le moment, il est prévu qu’elles réintègrent leur secteur une fois le projet complété, normalement à l’automne 2022.

Les travaux d’agrandissement doivent débuter dès le mois de juin et durer un peu plus d’un an. L’échéancier prévoit donc que les élèves actuels pourront intégrer les nouveaux locaux à la rentrée 2021. Le réaménagement de l’ancienne partie pourra ensuite se faire durant toute l’année scolaire pour boucler le projet à l’automne suivant.

École bleue au Domaine sur le Vert

Au lendemain de l’annonce par Québec d’une nouvelle signature visuelle pour les futures écoles québécoises, LE COURRIER a demandé à la CSSH quels projets pourraient s’inscrire dans cette vision. Pour l’agrandissement de l’école des Passereaux, le projet est à un état d’avancement trop important (90 %) pour y arriver, a reconnu d’emblée M. Soumis.

Pour voir une école « de nouvelle génération », il faudra donc attendre le projet de construction neuve au Domaine sur le Vert, a-t-il précisé. Les médias nationaux évoquaient par exemple l’utilisation de matériau comme le bois et l’aluminium ainsi que la présence de la couleur « bleu fleurdelisé » comme éléments distinctifs de cette nouvelle facture visuelle.

Le directeur des ressources matérielles nous a aussi informés qu’en plus de l’aspect visuel, de nouveaux « critères de conception » ont également été mis de l’avant par Québec afin de bonifier la qualité des projets. On parle entre autres de la surface de fenestration, a-t-il donné en exemple. Comme ces informations circulaient déjà dans le réseau, les projets à venir pourront déjà en tenir compte, a-t-il assuré.

Dans le cas de l’agrandissement de l’école secondaire Casavant à même le Séminaire, autre projet majeur à venir pour la CSSH, l’application sera plus complexe puisqu’il s’agit d’un cadre bâti déjà existant, a soulevé Jean-François Soumis. « On va intégrer ce qu’on peut » en fonction des contraintes, a-t-il résumé.

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