12 septembre 2019
Entre les lignes
Lecture estivale
Par: Le Courrier

Au cours de l’été, je suis un peu tombé par hasard sur la politique de reconnaissance des employés de la Ville de Saint-Hyacinthe. J’ignorais son existence jusqu’à ce que je vois cette mention dans les comptes mensuels de la Ville, en constatant le versement d’une somme de 130 $ à un employé qui a quitté l’organisation volontairement.

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À ma demande, on m’a promptement envoyé cette politique datant d’octobre 2006 et produite par Chantal Frigon, adjointe à la direction générale. C’est en la lisant que j’ai appris qu’un employé permanent de la Ville qui quitte son poste de son plein gré, au profit d’une autre municipalité par exemple, touche 10 $ par année de services s’il compte au moins dix années d’ancienneté. L’organisation d’un événement soulignant son départ volontaire est laissée à la discrétion du service qui en assure les dépenses, précise également cette politique maison. J’ai aussi appris dans ce document qu’un employé retraité avait la chance d’être invité à la réception de Noël de la municipalité jusqu’à cinq ans après sa retraite et je sais aussi ce que prévoit la Ville de Saint-Hyacinthe lors du décès ou le mariage d’un employé.

Mais j’ai aussi découvert avec étonnement que la municipalité ne respecte pas toujours sa propre politique de reconnaissance et de valorisation des employés. Il est en effet stipulé que, lors de l’entrée en fonction d’un nouveau directeur de service, un placement média de ¼ de page avec photo dans le journal local Le Courrier de Saint-Hyacinthe sera réalisé afin de le présenter à la population maskoutaine. Idem lors de la nomination ou la promotion d’un nouveau directeur de service. Et lors d’une nomination ou distinction honorifique d’associations ou d’ordres professionnels d’un de ses employés, encore une fois « une publicité équivalant à ¼ de page sera publiée dans le journal local Le Courrier de Saint-Hyacinthe », commande cette politique municipale.

Vu les pratiques des dernières années, qui tendent à privilégier l’envoi de communiqué de presse à l’achat de publicité, il m’apparaît pertinent de porter cette politique à la connaissance du Service des communications.

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