13 septembre 2018
L’éducation au cœur des priorités du Québec
Par: Le Courrier
L’éducation au cœur des priorités du Québec

L’éducation au cœur des priorités du Québec

Dans le cadre de l’actuelle campagne électorale, l’éducation doit être une priorité pour les électeurs, les partis politiques et les candidats. C’est là l’un des principaux enjeux en ce qui concerne l’avenir et le devenir du Québec.

Publicité
Activer le son

Plusieurs chantiers sont reconnus comme des priorités nationales, notamment l’augmentation du taux de diplomation et de qualification chez les jeunes, l’amélioration des résultats en lecture et en écriture ainsi que la diminution des écarts de réussite qui affectent les garçons, les élèves immigrants de première génération, les élèves en milieu défavorisé et les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation.

Pour gagner ces batailles, il faut agir tôt et sur le long terme. Le passage de la petite enfance au préscolaire, le préscolaire, le primaire, le secondaire et – pour certains – le passage vers la formation professionnelle ou l’éducation des adultes sont tous des moments déterminants. Notre réseau a trop souvent vécu des changements de cap au gré des ministres et des partis. Ce dont le réseau a le plus besoin actuellement, c’est de cohérence et de stabilité.
D’abord, il est primordial d’avoir un financement stable. Dans les dernières années, le réseau de l’éducation a connu des rebondissements dans son financement, ce qui m’amène à affirmer l’importance de maintenir un niveau de ressources permettant aux élèves d’atteindre leur plein potentiel (enseignants, professionnels, cadres, techniciens et autres membres du personnel de soutien). Au niveau des infrastructures, cette année, c’est plus de 18,5 M$ qui seront investis en travaux de rénovation à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe. C’est une lancée qui doit se poursuivre. C’est vrai notamment au chapitre des plateaux sportifs, dans une société voulant faire une large place à l’activité physique.

Ensuite, il est aussi fondamental pour le réseau scolaire d’avoir une structure stable.Chacun a sa propre idée de la destination et du chemin à prendre pour y arriver. Le problème, c’est qu’à changer constamment de direction, on risque de n’arriver nulle part. À ce stade-ci, un changement des structures administratives et politiques serait une dangereuse diversion du travail de fond à effectuer. Le taux de frais administratifs des commissions scolaires est d’ailleurs très bas. À la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe, ce taux se situe à 3,75 %, soit l’un des plus bas du réseau public, et ce, malgré le fait que les exigences gouvernementales en matière de qualité de gestion ne cessent d’augmenter. Le palier politique est un gouvernement de proximité qui permet d’entendre les préoccupations de la population et d’en tenir compte. Il importe de le préserver.

En 2006-2007, la Commission scolaire affichait un taux de décrochage de 30,9 %, touchant près d’un tiers de ses élèves. Les données les plus récentes indiquent maintenant que ce taux est passé à 19,2 %. La lutte au décrochage n’est pas gagnée, mais elle fait des progrès importants grâce aux efforts conjugués de tous les intervenants du milieu de l’éducation, de même que des communautés régionales et locales. Pour des raisons politiques, il pourrait être tentant de ne voir que le travail qui reste à faire, et il y en a!Mais il est tout au moins aussi important de reconnaître le travail qui s’est fait et qui se fait quotidiennement à tous les paliers : dans la classe, au service de garde, dans le bureau d’un professionnel, dans les locaux administratifs, au plan politique. La valorisation de l’éducation et des intervenants en éducation doit aussi être un objectif important pour quiconque prétend avoir un rôle à jouer dans la gouvernance du Québec.

image