28 avril 2016
Chevrolet Volt
L’électrique sans compromis
Par: Marc Bouchard

La Chevrolet Volt est la voiture la plus susceptible de m’attirer vers la motorisation électrique. On le sait, en général, une voiture électrique dispose d’une autonomie plus que limitée, et qui varie selon l’usage. Le résultat, c’est que chaque sortie doit être soigneusement planifiée tant pour la distance parcourue que pour la disponibilité des bornes de recharge le long de la route.

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La Volt n’a pas cet inconvénient. Il est vrai qu’elle fait intervenir un moteur à ­essence quand le besoin s’en fait sentir, mais elle affiche tout de même une rassurante cote de consommation même pour les plus longues routes, et fournit dans une zone limitée un déplacement avec zéro émission. Le meilleur des deux mondes.

C’est sans doute cette polyvalence, et cette conduite sans contrainte, qui fait de la Chevrolet Volt la voiture électrique la plus vendue au pays. Et sa nouvelle ­mouture, qui est arrivée sur nos routes depuis quelques semaines à peine, ­devrait lui permettre de se créer de ­nouveaux adeptes.

En simple terme de silhouette, la ­nouvelle Volt est rassurante. Il n’est pas nécessaire d’avoir l’air d’une soucoupe volante à peine atterrie de l’espace pour être une voiture électrique. Les designers de la Volt lui ont implanté un aérodynamisme efficace, limitant la friction et ­diminuant du même coup la consommation. Mais pas un look sorti tout droit du dernier Star Wars, ce qui est quand même notable.

L’habitacle subit lui aussi d’importants changements, pour le mieux. Le tableau de bord est plus raffiné que jamais, l’écran d’affichage multifonction au centre de la planche de bord est facile à consulter et à manipuler, et la qualité des matériaux et de la finition à bord est sans reproche.

Il est vrai que notre modèle d’essai est le plus haut de gamme de la famille, et qu’en conséquence, il jouit d’un équipement supplémentaire, mais même la version de base est étonnante de capacités.

Bémol cependant, alors que GM ­publicise sa Volt comme une voiture cinq passagers. Je dois m’en confesser, je n’ai trouvé personne que je détestais suffisamment pour le forcer à s’asseoir au milieu de la banquette arrière, directement sur le renflement abritant la ­batterie. Non seulement la largeur de la place est-elle ridiculement petite, mais le passager doit de surcroît adopter la position du cowboy sur son taureau ­sauvage pour réussir à s’y maintenir. Pour les bienfaits de la voiture, continuons donc de dire qu’elle est une 4 places…

Un bon mot pour la capacité de ­chargement. Il est vrai que le hayon plus profilé diminue un peu la hauteur ­d’espace cargo disponible, mais malgré tout, l’espace y est abondant, bien assez en tout cas pour abriter à la fois le sac d’école surdimensionné de Fiston et tout le contenu de l’épicerie familiale de la ­semaine.

Technologie

On ne peut parler de la Chevrolet Volt sans parler de technologie. Technologie de sécurité, d’une part, alors que la ­voiture abonde d’aides électroniques ­embarqués comme les détecteurs d’angle mort, la caméra de recul efficace, l’aide au stationnement automatisé, et toute une gamme de freinages ­assistés.

Mais la vraie technologie qui nous intéresse, ce sont les blocs de batterie (moins nombreux, mais plus puissants que ­jamais) et le moteur électrique qui ­permet, en mode 100 % sans bruit, de ­parcourir jusqu’à 80 kilomètres. Il est vrai que ma maison n’est pas équipée d’une borne de recharge et qu’il m’a fallu plus de 20 heures pour obtenir une recharge complète, mais j’ai bien apprécié la portion réalisée en mode tout électrique. La voiture est vive, les accélérations plus que compétentes et l’ensemble silencieux (à l’exception d’un bruit audible à l’extérieur seulement et destiné aux piétons).

La beauté, c’est le petit moteur à ­essence de 1,5 litre qui, une fois la batterie déchargée, prend le relais. Il ne propulse jamais la voiture, mais active plutôt le moteur électrique lui-même. Le résultat est une cote de consommation de 5,6 litres aux 100 kilomètres, mais une liberté d’esprit indéniable. Dans la journée, j’ai pu faire Saint-Hyacinthe, Québec et Trois-Rivières sans me préoccuper de me rendre ou non. Tout cela, avec une cote de consommation combinée ­inférieure à 4,0 litres aux 100 kilomètres.

Spacieuse, agréable, la Chevrolet Volt est le compromis idéal, et probablement la technologie la plus porteuse pour le moment en matière de voiture électrique. En tout cas, moi j’embarque sans hésitation.

Photos Marc Bouchard

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