30 janvier 2020
Carte blanche
L’ennemi invisible
Par: Pierre Bornais
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Même si l’incertitude est encore élevée, les autorités sanitaires se font rassurantes en affirmant que, cette fois, tout le monde est mieux préparé pour y faire face.

C’est en fait la troisième fois depuis le début du siècle que la population mondiale est menacée par un virus qui peut être bénin ou s’avérer mortel.

Mais en pleine saison de la grippe, c’est un véritable acte de foi qu’on nous demande de faire, alors que les urgences débordent et que tous les lits sont occupés ou presque. Le régime chinois a pris des mesures exceptionnelles dans le but de limiter, sinon de contrôler, cette épidémie, mais malgré tout, le virus semble se répandre.

Bien peu d’autres pays peuvent s’appuyer sur des mesures du même genre, même si la facilité de propagation du virus est exceptionnelle.

Des millions de personnes se retrouvent en quarantaine totale dans des espaces fortement surveillés, mettant un terme temporaire à toute activité commerciale ou sociale.

La ville où la maladie a frappé représente plus que la population totale du Québec, les habitants ayant cessé toutes leurs activités! Et on se prépare vraiment à ce que les mesures d’urgence durent dans le temps puisqu’on y a entrepris la construction en urgence d’un hôpital de plus de 1000 lits.

Bien peu de pays sont en mesure de mobiliser suffisamment de main-d’œuvre pour compléter le tout en moins de deux semaines!

La tragédie qui se déroule dans plusieurs pays du monde – du moins potentiellement – met en lumière à quel point toutes les « nations » sont vulnérables face à un seul virus.

Et que les frontières restent des barrières bien éphémères quand un ennemi invisible de cette nature se présente à nos portes!

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