11 juin 2020
Les camps de jour s’activent à Saint-Hyacinthe
Par: Olivier Dénommée

Les camps de jour n’ouvriront pas avant le 22 juin, mais on sait déjà que cet été sera loin d’être comme les précédents avec des mesures sanitaires beaucoup plus strictes qu’à l’habitude. Photo gracieuseté

Officiellement annoncée le 21 mai par le premier ministre François Legault, l’ouverture des camps de jour pourra avoir lieu à compter du 22 juin partout au Québec avec des mesures sanitaires accrues. Même si certains détails restent encore à être fignolés à moins de deux semaines de l’ouverture prévue, plusieurs se préparent à recevoir leur jeune clientèle dans le contexte de la COVID-19.

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Du côté du camp de jour privé Camp Académie, les activités reprendront dès le 22 juin à l’École secondaire Saint-Joseph (ÉSSJ) et on assure que toutes les mesures décrétées par la santé publique seront appliquées. « Les animateurs porteront toujours un masque et la température de tout le monde – animateurs comme enfants – sera prise chaque matin », explique Peggy Belley, superviseuse des camps de jour de Camp Académie en périphérie de Montréal.

De plus, chaque groupe aura droit à son local assigné (muni d’une station de liquide désinfectant) où les activités se dérouleront en cas de pluie. Il est aussi évident que les rassemblements quotidiens, une tradition pour Camp Académie, verront leur formule modifiée cet été sans être complètement annulés.

« L’annonce de l’ouverture des camps de jour était très attendue. Nous avons eu droit à une belle collaboration de tout le monde, autant de l’ÉSSJ que des animateurs déjà embauchés qui ont tous confirmé leur désir d’être présents cet été malgré le contexte. On a seulement dû annuler quelques camps où il serait difficile de respecter les directives : Cheerleading, Survie en forêt, Basket-ball et Lego logique », ajoute Peggy Belley.

Mme Belley a entendu comme tout le monde l’annonce gouvernementale faite la semaine dernière, confirmant que Québec allouerait une somme de 11 M$ aux camps de jour privés pour les aider à éponger leur manque à gagner dans le contexte de la COVID-19. Au moment de mettre sous presse, on attendait toujours de connaître les fins détails de cette annonce.

En mode service de garde

Si cette somme est prévue pour les camps de jour privés, on attend toujours une annonce pour les camps de jours municipaux. En attendant, la Ville de Saint-Hyacinthe a annoncé que les camps de jour gérés par les corporations de loisirs de quartier ouvriront cette année en formule « service de garde », de 7 h à 17 h 30, entre le 29 juin et le 21 août.

« Ces camps visent essentiellement à accommoder les parents de jeunes enfants dans le contexte actuel. Ainsi, un nombre maximum de six semaines de fréquentation sera possible lors de l’inscription », indique la Ville par voie de communiqué.

Les inscriptions ont lieu en deux temps : les enfants de 5 à 8 ans ont pu être inscrits mardi et ceux de 9 à 12 ans pourront l’être aujourd’hui (jeudi) de 11 h à 18 h. « Les inscriptions vont bon train et il y a un intérêt manifeste pour les camps de jour dans la population », confirme Brigitte Massé, directrice des communications à la Ville de Saint-Hyacinthe. Celle-ci précise que les camps municipaux de Saint-Hyacinthe pourront accueillir un peu plus de 1000 jeunes cette année, comparativement à 1800 en temps normal.

Un dépliant a aussi été mis en ligne pour expliquer les grandes lignes de la réalité en camp de jour en 2020. On y précise notamment qu’aucune sortie en autobus n’aura lieu cet été, que les groupes n’auront pas accès aux piscines extérieures et que les contacts physiques seront limités autant que possible, privilégiant la distance de 2 mètres en tout temps.

Tous n’ouvriront pas

Avant même les annonces gouvernementales, certains camps de jour ont pris la décision de ne pas ouvrir leurs portes cet été. À Saint-Hyacinthe, c’est notamment le cas du camp de jour de l’école de danse Movimento au Collège Saint-Maurice, qui a annoncé dès le 11 mai que son camp de jour artistique était annulé en 2020, promettant de revenir en force l’été prochain.

Certaines municipalités de la MRC des Maskoutains ont aussi pris la décision de ne pas offrir le service cet été. Au moment de mettre sous presse, les municipalités de Sainte-Hélène-de-Bagot et de Saint-Hugues ainsi que le camp de jour intermunicipal aux Quatre-Vents, regroupant Saint-Barnabé-Sud, Saint-Jude, Saint-Bernard-de-Michaudville et Saint-Louis, avaient déjà annoncé que le service ne serait pas offert.

Décision similaire du côté du Camp Richelieu de Saint-Hyacinthe, un camp de vacances pour personnes vivant avec une déficience intellectuelle et un trouble du spectre de l’autisme. « La pandémie liée à la COVID-19 nous oblige à prendre cette difficile décision, car nous ne sommes pas en mesure d’assurer entièrement la santé et la sécurité de nos bénéficiaires et du personnel », a affirmé le présent du Camp Richelieu, René Leroux, dans une publicité publiée dans Le Clairon le 26 mai.

Cette décision est survenue même si le gouvernement avait annoncé que les camps de vacances resteraient fermés cet été à l’exception de ceux qui desservent une clientèle avec des besoins particuliers. Pour combler ce vide, la Ville de Saint-Hyacinthe mentionne que les camps de jour des différents quartiers de Saint-Hyacinthe pourront sans problème accueillir les enfants présentant une déficience intellectuelle, physique ou un trouble du spectre de l’autisme cet été.

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