26 avril 2018
Rencontre Douville / Hertel-Notre-Dame
Les citoyens veulent discuter de l’école
Par: Rémi Léonard
Les citoyens ont soulevé plusieurs préoccupations lors de la soirée concernant, par exemple, la sécurité dans les rues, les travaux prévus cet été sur Saint-Pierre Ouest et Laurier Ouest, le développement des projets résidentiels dans le quartier, l’aéroport ainsi que la construction d’un cinquième pont.

Les citoyens ont soulevé plusieurs préoccupations lors de la soirée concernant, par exemple, la sécurité dans les rues, les travaux prévus cet été sur Saint-Pierre Ouest et Laurier Ouest, le développement des projets résidentiels dans le quartier, l’aéroport ainsi que la construction d’un cinquième pont.

La rencontre citoyenne tenue lundi soir au centre des loisirs Douville a été fort courue, avec une assistance dépassant facilement la centaine de participants. Parmi tous les sujets soulevés par les citoyens, celui de la future école est revenu le plus souvent dans les échanges.

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La première personne à remettre en cause l’emplacement du Domaine sur le Vert et à plaider pour une école dans le Douville traditionnel a d’ailleurs recueilli des applaudissements dans la salle. Une jeune mère a comparé la démographie des deux secteurs pour illustrer son incompréhension de la décision. « À Douville, c’est là qu’il y a les enfants », dit-elle constater simplement en se promenant dans les rues, alors que le Domaine sur le Vert est plutôt composé de retraités, selon elle.

D’autres ont jugé que le transport par autobus irait en augmentant, notamment sur le pont Douville, avec une école au sud de la rivière, alors que plusieurs jeunes du quartier voyagent déjà vers Saint-Thomas-d’Aquin. La façon dont l’emplacement a été sélectionné a aussi déplu. « On apprend que ça se trame depuis deux ans et que les citoyens n’étaient pas au courant. C’est long à nous informer », a fait remarquer une participante.

Ricochet

En réponse à ces questionnements, les élus Claude Corbeil, André Beauregard et Nicole Dion Audette ont réduit le rôle de la Ville dans ce dossier à une seule fonction : fournir un terrain. Exposant l’historique du dossier, le conseiller Beauregard a rappelé qu’en 2016, lorsque la Ville a rencontré les promoteurs maskoutains dans le cadre du processus de délimitation des zones de réserve, un seul a manifesté son intérêt à donner un terrain pour accueillir une école. C’est ainsi que la Ville a entamé les démarches avec les développeurs du Domaine sur le Vert.

Puisque la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) a ensuite accepté cette option, c’est plutôt à elle que les citoyens devraient poser leurs questions sur le bien-fondé de l’emplacement, a exprimé le conseiller, leur suggérant d’aller faire un tour au prochain conseil des commissaires.

L’attachée politique de la députée Chantal Soucy, Geneviève Lemay, s’est aussi mêlée à la discussion au cours de la soirée. Sachant qu’une deuxième option est maintenant sur la table, elle a demandé aux élus s’ils étaient toujours à l’aise avec le site retenu en premier lieu. Les conseillers se sont contentés de dire que le terrain avait déjà été cédé. Le conseil s’est effectivement engagé par résolution à le faire, mais il n’y a toujours pas eu de transfert de propriété. Sans répondre directement, le maire Corbeil a prétexté avoir « un petit malaise » avec son intervention à cause de l’emploi qu’elle occupe.

Mme Lemay a rétorqué qu’elle agissait en tant que citoyenne. Elle a par ailleurs affirmé au COURRIER ne plus être sur le dossier « professionnellement », ce qu’a confirmé Mme Soucy. La députée a clairement fait savoir qu’elle ne compte pas « s’immiscer dans la décision des élus locaux et des commissaires scolaires ».

Mme Lemay ne cache cependant pas sa position personnelle, allant même jusqu’à attaquer la commission scolaire sur les réseaux sociaux. Critiquant l’emplacement du Domaine sur le Vert et la posture de la CSSH dans le dossier, elle l’a qualifiée de « structure administrative qui a beaucoup trop de pouvoirs et qui est complètement déconnectée des besoins des enfants sur son propre territoire ».

Son président Richard Flibotte n’a pas souhaité réagir à ces propos parce qu’ils ont été lancés sur les réseaux sociaux, mais il a commenté le rôle de son organisation dans l’ajout d’une nouvelle école à Saint-Hyacinthe. Il est juste que la commission scolaire est le maître d’œuvre du projet, mais l’école ira néanmoins « sur le terrain que la Ville veut bien nous céder », a-t-il rappelé.

Réitérant que l’emplacement proposé convient parfaitement, son organisation n’a toutefois pas eu de « choix à faire » puisqu’à ce jour, un seul et unique site a été présenté à la CSSH. « Si la Ville arrivait avec une nouvelle proposition, on l’examinerait », a-t-il assuré.
Au cours de la rencontre citoyenne, les élus ont par ailleurs informé que le promoteur présentera les plans du projet en mai ou en juin. 

En réponse, une citoyenne a aussi appelé la Ville à procéder à de « réelles consultations », en présentant les projets aux citoyens avant qu’ils soient tout ficelés, faisant ainsi un parallèle avec le dossier Réseau Sélection. « On se sent dépassé par les projets », a-t-elle exprimé.

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