23 novembre 2017
Les confidences de Simon Lacombe
Par: Benoit Lapierre

LE COURRIER vous présente cette semaine une entrevue avec Simon Lacombe, qui vient de se retirer de la scène municipale après 44 ans au conseil de Sainte-Marie-Madeleine, dont 37 ans à la mairie. Rencontre avec un politicien qui a marqué la région maskoutaine.

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Votre réaction face aux résultats des élections du 5 novembre à Sainte-Marie-Madeleine?
J’aime mieux ne pas me prononcer là-dessus. Mais si je me fie au dernier communiqué de Gilles Carpentier, les deux équipes étaient contre la fusion. Les deux disent que l’étude doit être révisée et que la population doit être consultée. On ne peut pas baser une étude de fusion sur un budget.
Avec l’élection de l’équipe du maire Carpentier, le calme sera-t-il de retour à Sainte-Marie-Madeleine et pendant les assemblées?
Le calme… Il y a juste deux personnes qui faisaient du trouble. Là, il n’y en aura plus de problème, les deux sont rendus au pouvoir! Si ça ne marche pas à leur goût, je serai très déçu!
Votre dernier mandat a-t-il été un mandat de trop ou votre mandat le plus pénible?
Il m’aurait fallu un an encore à la mairie, pour finir les égouts à Douville avec notre part de la taxe d’accise sur l’essence. Si on ne dépense pas cet argent en 2018, il faudra retourner l’argent au gouvernement. Il me manquait un an…
On dirait que l’histoire du garage a été le début de tous les problèmes que vous avez connus en tant que maire, qu’il y a eu un avant et un après garage de la honte?
Ce n’est même pas une histoire. Selon les règlements, le conseil se devait de la leur donner(la dérogation mineure). Même Gilles Carpentier ne s’y était pas opposé; il s’était abstenu de voter au comité d’urbanisme.
Cette histoire de garage est-elle terminée?
Ça dépend de l’argent que les parties ont à dépenser. S’il faut exproprier, il pourrait y avoir 400 000 $ ou 500 000 $ de frais.
Avec le recul, la municipalité a-t-elle agi correctement dans ce dossier?
Demain matin, je referais la même chose. Il y avait déjà eu un garage à cet endroit.
Qu’est-ce qui vous a amené en politique municipale en 1973?
Une niaiserie. Il y avait un cours d’eau qui débordait toujours devant chez nous, et les choses ne bougeaient pas avec le gouvernement. J’ai décidé de me présenter conseiller, avec l’idée de rentrer chez nous quand ce serait réglé, mais j’ai continué.
Et à la mairie en 1980?
Le maire venait de démissionner, je l’avais remplacé pour finir le terme et il s’était représenté en 1981. J’ai gagné par 80 voix.
Quel bilan faites-vous de vos 44 années en politique municipale?
C’est très positif. J’ai commencé avec de gros dossiers, comme le pont sous la voie ferrée (route 116) pour l’égouttement des terres, le développement des loisirs, l’arrivée du CIAQ à Sainte-Marie-Madeleine. J’ai toujours répondu aux citoyens 24 heures par jour, et promenez-vous dans nos routes, vous ne verrez pas un seul nid-de-poule.
En sortez-vous avec une certaine amertume?
C’est dur. Après 44 ans… C’est un demi-siècle… (larmes). Mais je n’avais pas bien le choix (à cause de son amputation à une jambe). Faire 800 ou 900 portes arrangé de même, je n’aurais pas pu, et pour gagner une élection, il faut que tu sortes.
Votre opinion sur les relations entre la ville-centre et les municipalités de la MRC?
Pour moi, ça a toujours été numéro un. À la MRC, j’ai présidé le comité d’aménagement, le comité consultatif agricole, j’ai eu beaucoup d’agrément.
Quel souvenir gardez-vous du dossier du Centre des arts?
On nous avait dit que si on appuyait le projet, on n’aurait jamais de trouble, mais avec le temps, ils ont voulu qu’on paie le déficit. Mais je n’étais pas allé manifester avec les autres maires.
La Ville vient de renégocier avec succès l’entente supralocale avec les 16 municipalités de la MRC. Qu’en pensez-vous?
L’entente est correcte et on l’a signée. Ça a été une bonne négo et ça n’a pas augmenté beaucoup.
Au cours de votre règne, vous avez côtoyé plusieurs maires de la Ville de Saint-Hyacinthe. Que retenez-vous de Claude Corbeil?
C’est un homme correct, le maire Corbeil. Il s’occupe beaucoup de sa ville.

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