13 novembre 2014
Les contrastes
Par: Martin Bourassa
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La vie municipale semble pleine de contrastes et de contradictions à Saint-Hyaicnthe. Pour vous en convaincre, nous vous invitons à feuilleter le plus récent Au coeur du Maskoutain. Le bulletin d’information de la Ville de Saint-Hyacinthe a été distribué avec Le Clairon du 4 novembre. Il s’agit du numéro qui présente à la une et sur quelques pages, un an de réalisations, celles du maire Claude Corbeil et de ses collègues du conseil municipal, tous élus en novembre 2013.

Au chapitre des nouvelles infrastructures qui sont apparues depuis un an et dont on se glorifie, on retrouve le complexe sportif Isatis Sport, le terrain de soccer et de football synthétique du Cégep de Saint-Hyacinthe, le centre multisport C-A.-Gauvin, le centre culturel Humania Assurance, le centre communautaire Douville et la mise à jour de la bibliothèque Sainte-Rosalie. Il y en a pour plusieurs millions de dollars.

Vu de l’extérieur, Saint-Hyacinthe mène la grosse vie sale, en donnant la vague impression de ne pas regarder à la dépense, car les coffres sont pleins.

En veux-tu des projets, en vl’a cher contribuable. Panem et circenses.

À l’autre bout du spectre, les controverses font rage autour des horodateurs du centre-ville et que l’on va bientôt étendre à la rue Sainte-Anne et Dessaulles, et autour de la compensation de taxes pour services municipaux imposée aux organismes communautaires. Dans le cas des horodateurs, la Ville calcule que les phases I et II rapporteront dans le meilleur des mondes autour de 300 000 $ en revenus.

À l’autre bout du spectre, les controverses font rage autour des horodateurs du centre-ville et que l’on va bientôt étendre à la rue Sainte-Anne et Dessaulles, et autour de la compensation de taxes pour services municipaux imposée aux organismes communautaires. Dans le cas des horodateurs, la Ville calcule que les phases I et II rapporteront dans le meilleur des mondes autour de 300 000 $ en revenus.

En ce qui concerne la compensation pour taxes, le portrait est moins limpide, mais on parlerait de revenus de 75 000 $ environ. La Ville indique qu’elle n’a pas les moyens de se priver de ces grenailles, au grand dam des organismes. Idem pour les revenus liés aux horodateurs, un mot qui irrite les commerçants autant que les consommateurs.

Dans les deux cas, la Ville maintient qu’elle a besoin d’engranger les revenus passés et futurs pour poursuivre son développement. On comprend donc que nous avons les moyens d’investir des millions dans nos équipements de loisirs, mais que nous sommes en même temps trop pauvres collectivement pour donner un coup de main à nos organismes communautaires et à nos commerçants.

Le message est pour le moins contradictoire, non?

Nous avons bien hâte de connaître l’aboutissement du processus budgétaire 2015, question d’avoir l’heure juste sur la situation financière de notre ville.

On verra alors si nous avions véritablement les moyens de nos ambitions, et si l’idée de multiplier les chantiers d’envergure sur une très courte période était la chose à faire.

À moins que les élus ne réussissent un improbable tour de force, nous voyons mal comment ils parviendront à boucler le prochain budget sans refiler aux Maskoutains une hausse de taxes. À moins que les élus nous surprennent en sortant la hache, ce qui serait surprenant. Ils sont bien meilleurs pour sortir le cash, les pelles et les ciseaux que pour manier la tronçonneuse et imposer un régime sec.

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