30 mai 2013
Les déboires du Sénat
Par: Le Courrier
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Depuis quelques semaines, les sénateurs sont accusés de toutes sortes de manquements aux lois qui les régissent. Des 100 et quelques membres, semblent en difficultés trois ou quatre sénateurs qui auraient déclaré des dépenses auxquelles ils et elles n’avaient pas droit. Au cours de cette histoire, les médias ont tenté peindre de la même couleur tous ceux et celles qui siègent dans la Chambre rouge de notre Parlement.

Cette semaine, à l’entrée de la salle où allait se tenir notre caucus, un « journaliste » de Radio-Canada, m’a demandé si j’étais nerveuse. « Pourquoi? » ai-je demandé. « Je sais que je ne suis nullement impliquée au coeur de ces enquêtes menées par notre Comité de la régie interne. » Quand j’ai entendu son reportage à la télé de Radio-Canada, il a commencé en disant : « Les sénateurs sont nerveux! » Je veux rassurer tous les Maskoutains, personne ne pourra m’accuser de quoi que ce soit. Vous savez fort bien que ma résidence principale est toujours à Saint-Hyacinthe où je paie mes taxes municipales et scolaires, où je fais mon épicerie chaque semaine, où est mon médecin, celui qui m’a sauvé la vie en 2007, et celui qui s’occupe de la santé de mon mari qui combat un cancer, celui qui s’occupe de tondre la pelouse et de déblayer la neige chaque hiver, même mon coiffeur. Je voyage chaque semaine en voiture entre ma résidence principale (ma maison à Douville) et Ottawa où je travaille. Qu’on ait complété la route 30 me sauve bien des minutes de conduite, le jeudi soir ou le vendredi matin en route vers Saint-Hyacinthe et le lundi midi alors que je retourne à Ottawa pour participer au Comité des Langues officielles en après-midi à 16 h. Depuis l’automne 2005, quand j’ai été nommée au Sénat, j’avais toujours habité l’hôtel pendant mes séjours à Ottawa. En novembre dernier, pour me faciliter la vie et celle de mon mari, s’il décide de m’accompagner pour quelques jours, j’ai loué un petit appartement à Gatineau. J’y ai même ajouté un petit piano électronique pour qu’il puisse travailler quand il m’accompagne. Mais notre demeure principale est toujours à Saint-Hyacinthe. Au Sénat, nous continuons à étudier les projets de loi avec tout le soin que les députés n’ont pas le temps de mettre et nous produisons des rapports bien pesés sur différents sujets. Nous nous penchons avec soin sur tout ce qui nous est présenté. Nous faisons notre travail. Certains sénateurs auraient commis des erreurs? La GRC a pris ces dossiers en main et nous en saurons davantage au cours des prochaines semaines. Tous les sénateurs et sénatrices sont-ils ou sont-elles coupables de bévues, voire de fautes criminelles? Sûrement pas. Ne nous mettez pas tous et toutes dans le même paquet.

Andrée Champagne

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