12 mars 2020
Services de garde en milieu familial
Les éducatrices à la défense de leur profession
Par: Rémi Léonard

Le rassemblement des RSG en milieu familial de la Montérégie, dont plusieurs de Saint-Hyacinthe, s’est tenu devant les Loisirs Christ-Roi par une froide matinée de février. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Près de 200 responsables de service de garde (RSG) en milieu familial de la Montérégie se sont réunies le vendredi 28 février le temps d’une manifestation devant les Loisirs Christ-Roi, sur l’avenue de Vaudreuil à Saint-Hyacinthe. Comme bien des travailleurs de l’État actuellement en négociation avec le gouvernement, elles revendiquent de meilleures conditions de travail.

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L’action coïncidait par ailleurs avec une grève nationale d’une demi-journée tenue vendredi avant-midi par toutes les RSG affiliées à la CSN. Une de leurs représentantes, Karine Morisseau, présidente de leur syndicat en Montérégie, se disait particulièrement inquiète de la précarité grandissante du métier. À preuve, 4000 ressources ont carrément quitté le réseau ces dernières années, a-t-elle souligné, en bonne partie en raison de l’épuisement et du manque de reconnaissance. Tout ça alors que la pénurie de places demeure un problème affectant de nombreux parents.

Dans une vidéo explicative, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) calcule que le salaire brut des RSG se limite à 27 270 $ une fois retranchées les dépenses de fonctionnement du service de garde. Pour un emploi qui demande plus de 55 heures de travail par semaine, c’est sous le salaire minimum, dénonce le syndicat.

Karine Morisseau estime qu’il est temps pour le gouvernement de valoriser à sa juste valeur le travail des RSG en milieu familial. Avec des offres patronales actuellement sous l’inflation, les RSG risquent plutôt de s’appauvrir dans les prochaines années, dénonce-t-elle.

Une autre journée de grève est prévue le 16 mars, toujours pour les RSG affiliées à la CSN. Entretemps, celles affiliées à la CSQ, qui ont également tenu des demi-journées de grève, viennent cette fois de voter en faveur d’une grève générale illimitée qui débuterait le 1er avril.

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