13 novembre 2014
Les entraves
Par: Christian Vanasse
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En temps normal, si je donne rendez-vous au centre-ville à des gens de l’extérieur, je leur dit : « Attends-moi en haut, je vais te chercher ». On n’imagine pas à quel point le simple « split » de la rue Sainte-Anne est déstabilisant pour un non-Maskoutain. Plus d’une fois, j’ai reçu un appel du genre : « Je suis devant le Croissant d’Or, comment je fais pour rejoindre Cascades? ».

Ces temps-ci, j’ai presque envie de leur dire : « Ça va être plus simple si on va prendre un café à Sorel ». Mais je ne leur dirais jamais ça.

Même si se rendre à Sorel en ligne droite c’est super simple, trouver un bon endroit pour un café, l’est pas mal moins. Sans méchanceté, c’est juste que le Vieux-Sorel se réveille à peine de ses cendres. La corporation de développement du centre-ville avait été abolie, les efforts de relance pratiquement inexistants et les plans de revitalisation sur les tablettes jusqu’à l’élection de leur bouillant nouveau maire. On sent maintenant une volonté citoyenne de se mobiliser comme jamais pour redorer le Vieux-Sorel. Rénovation du marché public, horticulture urbaine, rues piétonnes et diversification des commerces sont au menu et on sent une fébrilité contagieuse qui contraste un peu avec ce que nous vivons… Or, nous avons déjà tout ce dont Sorel rêve encore.

Mais aussi, curieusement, beaucoup plus de bâtons dans nos roues. Je ne parle pas ici d’entraves routières temporaires, mais plutôt de celles que nous mettons nous-mêmes à long terme pour freiner ou compliquer le développement du coeur de notre ville.

La première étant la tentation d’aller ailleurs… Je persiste à croire que Saint-Hyacinthe possède l’un des plus beaux centres-ville du Québec à condition qu’on s’y implique, qu’on le fasse découvrir et bien sûr, qu’on y ait accès!

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