25 août 2016
Centre de congrès municipal
Les espoirs de subventions s’envolent
Par: Jean-Luc Lorry
Les nouveaux étudiants du Cégep de Saint-Hyacinthe se sont butés aux piquets de grève à leur première journée de classe. Ils ont toutefois pu entrer dès 8 h. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les nouveaux étudiants du Cégep de Saint-Hyacinthe se sont butés aux piquets de grève à leur première journée de classe. Ils ont toutefois pu entrer dès 8 h. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les espoirs de la Ville de Saint-Hyacinthe d’obtenir des subventions qui permettraient de financer plus de 60 % des coûts de construction du futur centre de congrès municipal viennent de s’évaporer.

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Ces derniers jours, le ministère des Affaires municipales a confirmé à la Ville que ce projet n’est finalement pas admissible dans la nouvelle catégorie Infrastructures de tourisme du volet Fonds des petites collectivités du programme Chantiers Canada-Québec.

Fin juillet, la Ville avait décidé de reporter d’un mois l’octroi du contrat de construction en misant sur ce programme tripartite d’aide financière malgré le fait qu’un centre de congrès ne figurait pas sur la liste des projets admissibles.

LE COURRIER avait constaté que ce fonds s’adressait spécifiquement à d’autres types d’infrastructures tels un aréna, un musée, un centre communautaire ou encore une promenade panoramique.

Dans le cas où le projet de centre de congrès maskoutain aurait été considéré par le gouvernement provincial, son coût estimé à 25 M$ aurait été supporté financièrement à hauteur d’environ 8 M$ par la municipalité et en deux parts identiques de ce même montant par Québec et Ottawa.

En début de semaine, la Ville avait organisé une conférence de presse en présence de la direction générale pour annoncer aux médias cette mauvaise nouvelle.

« Cela fait 18 mois que nous travaillons sur le dossier. Nous avons rempli tous les formulaires nécessaires. Je comprends aujourd’hui que notre projet ne cadrait pas avec les critères d’admissibilité… », a reconnu la mine basse, le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil.

Négociatrice pour la Ville auprès du gouvernement Couillard, Nicole Ménard, députée marraine du comté de Saint-Hyacinthe, a confirmé vendredi dernier au maire que les chances d’obtenir une subvention étaient nulles.

« Je suis extrêmement déçu. Mais je suis un fonceur et nous allons travailler sur d’autres dossiers », a mentionné le premier magistrat.

Le cadre financier provisoire du futur centre de congrès incluait un remboursement anticipé de 5 M$ qui aurait pris la forme de subventions.

Fin janvier, Québec a approuvé le règlement d’emprunt municipal au montant de 23 675 000 $ pour financer la future bâtisse. Toutefois, le contrat de construction devrait avoisiner les 31 M$ dans la mesure où il inclut la réalisation d’un stationnement sous-terrain commun au centre des congrès et à un hôtel haut de gamme. La partie située sous l’hôtel sera remboursée à la Ville par les Centres d’achat Beauward, propriétaire des Galeries St-Hyacinthe et du futur hôtel.

Rappelons que le futur complexe qui sera intégré au centre d’achats comprendra un hôtel de 200 chambres dont on vise une classification quatre étoiles.

Désignation de l’entrepreneur

Ce lundi, la Ville annoncera le nom de l’entreprise qui obtiendra le mandat de bâtir le centre de congrès lors d’une assemblée extraordinaire du conseil.

Les trois soumissionnaires pour ce projet majeur pour le développement économique sont Magil Construction Corporation (31 842 326 $), le Groupe Decarel (33 060 000 $) et Pomerleau (33 521 592 $). Ces trois soumissions ont été analysées par un comité de sélection qui a attribué un pointage sur un total de 100 points.

Les jours suivants l’octroi du contrat, l’identité de la bannière hôtelière sera dévoilée. La traditionnelle pelletée de terre est prévue dans les prochaines semaines.

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