11 mai 2017
Usine Olymel de Saint-Simon
Les ex-travailleurs se partageront 9,4 M$
Par: Jean-Luc Lorry
Les ex-travailleurs se partageront 9,4 M$

Les ex-travailleurs se partageront 9,4 M$

Quelque 400 ex-travailleurs de l’usine Olymel de Saint-Simon ont approuvé à 92 % une entente pour régler définitivement une saga judiciaire qui dure depuis 10 ans.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Quelque 400 ex-travailleurs de l’usine Olymel de Saint-Simon ont approuvé à 92 % une entente pour régler définitivement une saga judiciaire qui dure depuis 10 ans. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Sans surprise, les quelque 400 ex-travailleurs de l’usine de découpe de porc de Saint-Simon, réunis dimanche en assemblée générale, ont approuvé à 92 % l’entente de principe convenue mi-avril entre la direction d’Olymel et le Syndicat des travailleurs d’Olympia (CSN).

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Cette entente met un terme à une saga juridique qui oppose depuis 10 ans, le géant de l’agroalimentaire au Québec et les ex-employés syndiqués de l’usine de Saint-Simon.

En août 2014, un tribunal d’arbitrage avait jugé « illégale » la fermeture en 2007 de ce centre de production, six mois avant l’échéance de la convention collective. 

Ce tribunal avait condamné Olymel à indemniser les travailleurs touchés par cet arrêt des opérations.

Selon nos informations, les anciens travailleurs de l’usine de Saint-Simon se partageront la somme de 9 412 885 $.

L’été dernier, les parties patronale et syndicale s’étaient entendues sur une indemnité de 8,2 M$. Des intérêts rétroactifs à 2007 seront également accordés.

L’entente règle également un litige relatif à du temps supplémentaire effectué lors d’un quart de travail de soir en 2003 et 2004. Un montant de 1,2 M$ sera partagé entre les ex-employés concernés. 

Nouvelle convention collective

La signature de cette entente permet également la conclusion d’une convention collective qui viendra à échéance le 30 juin 2024. 

Celle-ci s’appliquera dans le cadre d’une nouvelle vocation à l’usine de découpe de Saint-Simon. Cet automne cet établissement deviendra un centre d’entreposage et de distribution oùtravaillera une vingtaine d’employés.

Selon la partie syndicale, la nouvelle convention collective comporte plusieurs bonifications comme la mise sur pied d’un régime de retraite simplifié, des augmentations de salaire totalisant 12,75 %, un maximum de six semaines de vacances annuelles et la protection de l’unité d’accréditation en cas de reprise de la production alimentaire.

Satisfaction des parties

Le dénouement final de ce long conflit de travail satisfait autant la haute direction d’Olymel que le président du Syndicat des travailleurs d’Olympia, Michel Daigle. 

« Lorsque le résultat du vote a été annoncé, il a été accueilli par des applaudissements et des sourires. Quand la détermination et les convictions sont là, cela vaut la peine de persévérer », indique en entrevue au COURRIER M. Daigle qui agit également comme vice-président du Conseil central de la Montérégie pour la région de Saint-Hyacinthe.

Quant à la partie patronale, elle a préféré réagir par le biais d’un communiqué de presse.

« L’entreprise se réjouit que l’acceptation de cette entente de principe permette de régler l’ensemble du contentieux entre le Syndicat des travailleurs d’Olympia et Olymel, incluant tous les litiges impliquant les salariés. L’entreprise réitère que dans ce dossier, elle a toujours exercé de bonne foi les recours qui étaient à sa disposition pour faire valoir ses droits », peut-on lire dans le document diffusé par Olymel.

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