7 mai 2015
Les finissants de l’École de théâtrejouent leur dernière pièce
Par: Le Courrier
Les finissants de l’École de théâtre présenteront la pièce Marat-Sade de Peter Weiss, dans une mise en scène de Michel-Maxime Legault, du 12 au 17 mai à la salle Léon-Ringuet du Cégep. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les finissants de l’École de théâtre présenteront la pièce Marat-Sade de Peter Weiss, dans une mise en scène de Michel-Maxime Legault, du 12 au 17 mai à la salle Léon-Ringuet du Cégep. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Michel-Maxime Legault signe sa troisième mise en scène à l’École de théâtre du Cégep après Warwick en 2011 et Rhinocéros en 2013. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Michel-Maxime Legault signe sa troisième mise en scène à l’École de théâtre du Cégep après Warwick en 2011 et Rhinocéros en 2013. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Treize étudiants en Théâtre-production participeront à la Quadriennale de Prague du 13 au 26 juin, accompagné par Marie-Claude Pion, enseignante et coordonnatrice du département (Théâtre-Production).

Treize étudiants en Théâtre-production participeront à la Quadriennale de Prague du 13 au 26 juin, accompagné par Marie-Claude Pion, enseignante et coordonnatrice du département (Théâtre-Production).

L’École de théâtre du Cégep de ­Saint-Hyacinthe présentera l’ultime spectacle de la saison 2014-2015, ­Marat-Sade de Peter Weiss, une traduction de Jean Beaudrillard, dans une mise en scène de ­Michel-Maxime Legault.

Publicité
Activer le son

La Persécution et l’assassinat de Jean-Paul Marat représentés par le groupe théâtral de l’hospice de Charenton sous la direction de Monsieur de Sade – plus simplement appelé Marat-Sade – a permis à Peter Weiss d’être reconnu mondialement. Sade a été interné 13 ans à Charenton et il y présentait des spectacles aux autres malades. Weiss dépasse le drame historique pour écrire une pièce sur la Révolution française et la liberté. ­L’auteur se permet de recréer l’Histoire pour nous plonger dans une confrontation imaginaire entre le Marquis de Sade et Jean-Paul Marat. Nous sommes en 1809, une représentation va avoir lieu, ­interprétée par les malades de l’hospice qui vont jouer tous les personnages ­relatant le meurtre de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday.

« Ce spectacle qui reflète la vie du ­Marquis de Sade pendant son emprisonnement sera à l’image de ce personnage : plus grand que nature, de dire Michel-Maxime Legault. Resté enfermé pendant près de 30 ans, le Marquis de Sade ­demeure cette figure emblématique du théâtre qui brise les conventions, ­dérange par ses propositions, déstabilise ­perpétuellement en s’exclamant que « les ­entractes de sa vie ont été beaucoup trop longs». À lui maintenant de diriger les patients de l’asile de Charenton… ».

Peter Weiss est né en 1916 près de ­Berlin. D’origine juive, il fuit le régime hitlérien avec sa famille pour se rendre à Londres, puis en Tchécoslovaquie avant de s’installer définitivement en Suède où il obtient la nationalité de ce pays. Il amorce sa carrière à titre de peintre, puis de réalisateur, avant de se tourner vers l’écriture de romans et de pièces de théâtre. Il meurt en 1982, tout juste après avoir terminé le troisième tome de son dernier roman, L’esthétique de la Résistance. Le prix Büchner, la plus grande ­distinction littéraire allemande, lui a été décerné à titre posthume.

Legault à la mise en scène

Michel-Maxime Legault signe la mise en scène du spectacle, son troisième à l’École de théâtre du Cégep de Saint-­Hyacinthe après Warwick en 2011 et ­Rhinocéros en 2013.

Ce jeune et talentueux metteur en scène et cofondateur du Théâtre la ­Marée haute a récemment signé les mises en scène de Parfois, la nuit, je ris tout seul, Quelques livres en trop et Comment je suis devenue ­touriste, ­spectacles qui ont été présentés dans ­diverses salles de théâtre ­montréalaises. De plus, depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de ­Québec en 2005, vous avez pu le voir à la télévision notamment dans Toute la ­vérité et Pure laine, ainsi qu’au théâtre dans Moi et l’autre, Dans ma maison de papier, j’ai des poèmes sur le feu, Cock et Le père Noël est une ordure.

Les représentations auront lieu du 12 au 17 mai, du mardi au samedi à 20 h et le dimanche à 16 h, à la salle Léon-­Ringuet du Cégep de Saint-Hyacinthe. Les billets au coût de 10 $ (5 $ sur ­présentation de la carte d’étudiant) sont en vente à la Coopérative étudiante du Cégep et à l’entrée de la salle les soirs de ­représentation. On peut aussi réserver en appelant au 450 773-6800 ou au 514 875-4445 (Rive-Sud et Montréal), poste 2408.

image