15 mars 2012
Où sont les anciens Gaulois?
Les frères Brouillard ont fait leur niche à Drummondville
Par: Maxime Desroches

La famille Brouillard a vécu des instants mémorables, en juin 2011, lorsque les Voltigeurs de Drummondville ont fait l’annonce de la sélection de leur fils cadet, Nikolas, au quatrième tour de la séance de repêchage de la LHJMQ. Le jeune défenseur ne serait pas en terrain inconnu, puisqu’il allait emprunter le même parcours que son frère Marc-Olivier, qui venait de conclure sa première campagne avec ces mêmes Voltigeurs.

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Or, à son arrivée au camp préparatoire de l’équipe, l’arrière de 16 ans était convaincu, compte tenu de son âge et de son petit gabarit (5 pieds 10 pouces et 147 livres), qu’une saison additionnelle avec les Gaulois du Collège Antoine-Girouard serait de mise avant qu’il ne puisse rejoindre son frangin au niveau junior.

La surprise fut donc grande lorsque le directeur général des Drummondvillois, Dominic Ricard, a décrété que Nikolas demeurerait dans l’entourage de l’équipe afin de débuter la présente campagne. Depuis, son efficacité dans plusieurs facettes du jeu en font un outil indispensable pour l’entraîneur-chef Mario Duhamel, de sorte qu’un retour aux rangs du midget AAA est désormais inconcevable.« Au camp d’entraînement, je me contentais d’en apprendre le plus possible parce que c’est un environnement différent de celui auquel j’étais habitué avec les Gaulois. J’ai simplement essayé de mettre en pratique les conseils que me donnaient les entraîneurs et mon frère. D’un côté, je pense que mon rendement les a surpris, mais des blessures à quelques joueurs-clés ont aussi contribué à devancer mes débuts », concède-t-il.Nikolas a rapidement attiré l’attention des recruteurs présents aux matchs des Voltigeurs. Impressionnés par sa prestance, des gens de Hockey Canada lui ont fait une place au sein de l’équipe nationale U-17 qui a compétitionné au Défi mondial, à Windsor, peu après Noël.« Ce sont des expériences auxquelles il ne se serait jamais attendu si on se transporte à l’été dernier. C’est aussi un bagage intéressant pour un hockeyeur de son âge », confie le chef du clan Brouillard, Alain.

Des débuts fulgurants

Portant le même uniforme pour la première fois de leur jeune carrière, les hockeyeurs de Saint-Hilaire ont tous deux connu un départ explosif. Âgé de 18 ans, Marc-Olivier a débloqué sur le plan offensif et figure parmi les 25 meilleurs pointeurs du circuit Courteau, avec une récolte de 69 points en 63 matchs malgré le fait qu’il concède lui aussi, à 5 pieds 9 pouces et 165 livres, quelques pouces à la moyenne des joueurs.

Nikolas a quant à lui démarré sur les chapeaux de roue en amassant 13 points à ses 15 premières rencontres. Avec le retour des blessés et l’acquisition de quelques défenseurs par la voie des échanges, ses responsabilités ont toutefois été réduites depuis le congé des Fêtes. Malgré tout, ses 24 points en 59 parties le placent avantageusement parmi les arrières recrues du circuit.« Ce qu’ils ont en commun, c’est qu’ils ont une vision exceptionnelle et une intelligence peu commune avec la rondelle, affirme Martin Cadorette, qui les a dirigés lors de leur passage avec les Gaulois.« Ils donnent l’impression qu’ils prennent toujours la bonne décision. Ils ne reculent devant personne et n’ont jamais laissé leur gabarit dicter leur façon de jouer. C’est ce qui permet aux plus petits joueurs de se démarquer. C’est pourquoi une carrière professionnelle, dans leur cas, j’y crois », ajoute-t-il.C’est d’ailleurs en fonçant vers le filet, en pleine circulation, que Marc-Olivier a enfilé le but gagnant (son 27e de la saison) contre les Remparts de Québec, vendredi soir, lors de la visite du COURRIER.À l’approche des séries éliminatoires, une certaine fébrilité était palpable au Centre Marcel-Dionne, qui accueillait sa plus imposante foule de la saison. Et ce n’était peut-être qu’un début, puisque le portrait actuel au classement général de la LHJMQ laisse entrevoir la possibilité d’une série Remparts-Voltigeurs au premier tour.« On ne les voit pas souvent durant l’année puisqu’on les affronte seulement quatre fois. Mais à chaque fois, c’est très intense. Ça fait du bien de les avoir battus avec aplomb devant nos partisans à l’approche des séries, sachant que les Remparts sont l’un de nos adversaires potentiels », conclut Marc-Olivier.

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