30 avril 2015
Le 1er mai
Les garderies en milieu familial déclenchent la grève
Par: Jennifer Blanchette
Pascales Deslandes, VP à la condition féminine du syndicat des RSG de la Montérégie, Karine Morisseau, présidente du Syndicat et Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CSN). Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Pascales Deslandes, VP à la condition féminine du syndicat des RSG de la Montérégie, Karine Morisseau, présidente du Syndicat et Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CSN). Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Plus de 230 responsables en service de garde (RSG) de la région de Saint-Hyacinthe seront en grève vendredi après-midi afin de dénoncer l’impasse à la table de négociation pour le renouvellement de leur entente collective.

Les RSG de la région fermeront pour la première fois leurs installations dès 13 h, le 1er mai, en signe de protestation au gouvernement « qui fait la sourde oreille à leurs demandes d’ordre monétaire ».

La présidente du syndicat des RSG de la Montérégie, Karine Morisseau, a précisé en conférence de presse que « depuis novembre, nous avons un permis d’actions lourdes, et nous ne l’avions pas encore utilisé pour rester à l’écoute des besoins des parents. Mais là, le gouvernement nous oblige à nous rendre à la grève ».

Sans contrat de travail depuis décembre 2013, les syndiquées, affiliées à la CSN, réclament une hausse salariale de 3 % et un rattrapage du nombre de congés payés de 5 %, ce à quoi le ministère de la Famille a répondu par une augmentation de 0,5 % dans les deux cas.

Les conditions salariales demandées par les RSG correspondent à celles des éducatrices en centre de la petite enfance, échelon 1.

« Une augmentation de 0,5 % représente à peine 197 $ bruts de plus par année. Nous sommes des professionnelles et nous voulons une reconnaissance qui débute par une rémunération décente, à la hauteur de nos compétences », a affirmé Mme Morisseau.

La RSG et vice-présidente à la condition féminine, Pascales Deslandes, a soutenu que malgré ses offres dérisoires, Québec ne cessait d’alourdir les lois et règlements encadrant les services de garde en milieu familial.

« Le gouvernement nous oblige à vivre dans nos maisons comme dans des installations. La sécurité de nos enfants est primordiale, mais tous ces moyens de surveillance sont abusifs, surtout qu’on ne nous offre rien en retour », a-t-elle plaidé, en désignant l’épais cahier normatif des RSG.

Les propriétaires de garderies en milieu familial craignent également que les offres ministérielles ouvrent la porte à la privatisation des services de garde. « Il y a de plus en plus de femmes qui se demandent si ça vaut encore le coup d’être subventionnées par le Ministère. Malheureusement, au privé, il n’y a aucune garantie de la qualité des services éducatifs offerts », a exprimé Karine Morisseau.

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