9 juin 2011
Les Gau, Gau, les Gaulois!
Par: Martin Bourassa

En langage de hockey, on pourrait dire que le Parti québécois a encore trouvé le moyen de compter dans son propre but.

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En langage de hockey, on pourrait dire que le Parti québécois a encore trouvé le moyen de compter dans son propre but.

Une crise, une autre, secoue cette formation politique. Le bilan provisoire n’est guère reluisant : on parle de quatre défections parmi les ténors du parti. Louise Beaudoin, Pierre Curzi, Lisette Lapointe, la femme de l’ancien Calife Parizeau, et Jean Martin Aussant, moins connu certes, ont claqué la porte.Le prétexte? Le projet de loi 204 sur l’amphithéâtre à Québec. Un projet qui n’en finit plus de semer la controverse. Plus le temps passe et plus les raisons de le bloquer apparaissent justifiées. Pas sûr que Jean Charest a bien fait de remettre le vote à plus tard. Pas sûr que le climat sera plus serein à l’automne. En tout cas, le bordel est pogné et pas à peu près dans la cabane péquiste. On a réclamé la tête de Pauline Marois. Elle a résisté jusqu’à présent en présentant des excuses. Elle a promis de changer. Ce pourrait être trop peu trop tard.Si cela a permis de calmer le jeu temporairement, on se dit que ce n’est que partie remise quand on connaît l’historique du Parti québécois.Le projet de loi 204 n’est évidemment qu’un prétexte, cela a été dit et redit. Les premières démissions ont été présentées par l’ancien premier ministre péquiste Bernard Landry comme un tremblement de terre. Il redoutait même le tsunami. En ce qui me concerne, le tremblement de terre est survenu le soir des récentes élections fédérales avec la chute du Bloc. Les démissions des ténors péquistes sont des répliques logiques au tremblement de terre du 2 mai. Les députés du Parti québécois craignent de subir le même sort et voient bien que Pauline Marois n’est pas la chef de la situation. L’a-t-elle déjà été? Dans le clan péquiste, on voit venir François Legault gros comme un train et on se sent impuissant à freiner cet élan. À l’image des pirates dans un bon vieux livre d’Astérix, on n’hésite même pas à couler son propre bateau pour éviter la possible dégelée.Drôle de tactique. Cela dit, l’été sera chaud pour Pauline.

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