21 mai 2020
Ouverture des terrains de golf
Les golfeurs au rendez-vous
Par: Maxime Prévost Durand

« On savait qu’il allait y avoir une certaine excitation, mais pas à ce point là », a soutenu le directeur général du Club de golf de Saint-Hyacinthe, Bruno Chicoine. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les premiers golfeurs ont pu s’élancer hier, notamment au club de golf Saint-Simon où les activités ont repris. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les clubs de golf peuvent enfin lancer leur saison au Québec. Leur ouverture s’est faite avec enthousiasme dans la région alors que les clubs de Saint-Hyacinthe et de Saint-Simon ont accueilli leurs premiers golfeurs hier.

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La réponse a été telle que le Club de golf de Saint-Hyacinthe affichait complet pour sa première journée d’activités, avec des départs tous les 10 minutes de 7 h 30 à 17 h 30.

« On savait qu’il allait y avoir une certaine excitation, mais pas à ce point là », a reconnu le directeur général du club maskoutain, Bruno Chicoine, heureux de voir les gens être au rendez-vous.

Depuis l’annonce du gouvernement québécois, la semaine dernière, les nouveaux membres ont été nombreux à s’abonner au Club de golf de Saint-Hyacinthe, a-t-il remarqué. « Tout le retard qu’on avait pris, on est en train de le reprendre », s’est-il réjoui.

Du côté du Club de golf Saint-Simon, l’effet a aussi été immédiat et le téléphone n’a pas dérougi non plus. « Ce matin, ça n’a pas arrêté », a mentionné Annabelle Richard, l’une des administratrices du club, lorsque jointe par LE COURRIER, au lendemain de l’annonce de l’ouverture des terrains de golf survenue le 13 mai.

« On a reçu beaucoup d’appels pour des questions, notamment sur l’utilisation des karts et pour savoir si on allait ouvrir. Les réservations commencent aussi à rentrer », a ajouté son frère Clément, qui mène les opérations avec leurs deux autres frères.

Des mesures en place

Comme pour l’ensemble des activités de notre quotidien, des mesures sont mises en place pour que la pratique du sport puisse se faire dans le respect des règles sanitaires et de distanciation sociale.

Il est notamment permis de jouer à quatre, mais la règle du deux mètres de distance doit être de mise. L’accès au chalet est restreint au minimum et il ne peut pas y avoir de rassemblement après la partie. Quant aux voiturettes, elles doivent être utilisées par une seule personne ou deux personnes vivant sous le même toit. Il est également interdit de toucher au fanion. Pour ce dernier aspect, un mécanisme permettra de sortir la balle en utilisant son putter, a fait savoir Bruno Chicoine.

« On souhaitait [l’ouverture des terrains de golf] depuis quelques semaines déjà, on s’attendait à ce qu’il y ait une annonce. On savait déjà quel genre de mesures on allait devoir mettre en place, alors on était prêts », a-t-il soutenu.

Au Club de golf de Saint-Hyacinthe, la boutique est ouverte, mais le nombre de personnes pouvant y entrer est limité. Un comptoir-lunch pour emporter a par ailleurs été pensé sur la terrasse pour permettre aux golfeurs de repartir avec une bouchée après leurs 18 trous.

D’autres initiatives sont réfléchies présentement. « Un club de golf, c’est aussi un endroit où le social est important et ça stimule le sentiment d’appartenance des gens envers leur club. On travaille pour voir comment on pourrait continuer d’avoir ce côté social en respectant les différentes mesures », a indiqué M. Chicoine, qui a confirmé que les ligues pourront reprendre.

Tout était prêt aussi du côté de Saint-Simon, même si Clément Richard a avoué avoir été surpris du court délai d’une semaine entre l’annonce du gouvernement et la date où il devenait possible d’ouvrir. En plus des mesures liées au jeu, un corridor de circulation a été instauré à l’intérieur et de grandes affiches devaient être apposées sur le terrain pour rappeler les règles de distanciation sociale. « Après, ça va être aux golfeurs de faire leur part », a-t-il souligné.

Même si l’ouverture est survenue environ trois semaines plus tard que l’an dernier, l’impact ne devrait pas être majeur, croit M. Richard, dont la famille opère le club depuis trois ans. « Si on compare avec l’an dernier, on n’avait pas eu un mois de mai exceptionnel parce qu’il avait plu beaucoup, alors on ne trouve pas ça catastrophique en ce moment. »

Le report de l’ouverture des terrains de golf a même permis au club simonais de poursuivre des travaux entamés l’automne dernier avant que les golfeurs n’arrivent. La semaine dernière, il s’affairait à s’assurer que le terrain soit en bonne condition pour pouvoir y jouer.

« On a hâte de retrouver nos habitués qui viennent chaque matin. On commençait à s’ennuyer d’eux », s’est exclamée Annabelle Richard, à l’approche du grand jour. Les retrouvailles ne devraient plus tarder!

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