28 novembre 2013
Centre aquatique Desjardins
Les installations publiques utilisées pour un concept de spa
Par: Le Courrier
Un service de spa et détente sera offert dès janvier dans le bassin récréatif du Centre aquatique Desjardins, situé à l'arrière de Nathalie Brouillard, propriétaire d'Évasion Spas.

Un service de spa et détente sera offert dès janvier dans le bassin récréatif du Centre aquatique Desjardins, situé à l'arrière de Nathalie Brouillard, propriétaire d'Évasion Spas.

La baignade récréative ne sera plus le seul loisir de détente offert au Centre aquatique Desjardins (CAD). Dès janvier, l’entreprise Évasion Spas, un concept de spa mobile, s’y installera à raison de deux soirées par semaine.

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Les samedis et dimanches, de 17 h à 19 h, une cinquantaine de personnes pourront apprécier une expérience thermique intérieure grâce à l’équipement du centre aquatique (bain à remous, sauna finlandais, bain vapeur hammam et douche froide). Des massages sur chaise seront aussi offerts dans un local adjacent au bassin récréatif, où se déroulera l’activité de spa, réservée aux adultes.

Ce n’est pas d’hier que la Maskoutaine Nathalie Brouillard caresse l’idée de développer un centre de spa à Saint-Hyacinthe. Après avoir entamé des démarches en janvier 2011 pour mettre sur pied un complexe extérieur, elle doit mettre de côté le projet en raison du zonage agricole appliqué sur les terrains disponibles. Loin d’être découragée, Mme Brouillard revient à la charge peu après l’ouverture du CAD, en septembre 2011. « J’ai entendu quelqu’un dire que ce serait bien d’avoir un spa au CAD vu qu’il y avait les installations nécessaires. J’ai trouvé l’idée géniale et j’ai refait mon plan d’affaires en conséquence », explique la propriétaire d’Évasion Spas, qui travaille sur le projet en étroite collaboration avec son conjoint.

Zonage et partage

La réglementation entourant le zonage aurait pu faire avorter une seconde fois le projet de Nathalie Brouillard puisque les usages autorisés sur le terrain du CAD sont de type espace vert et non commercial.

La demande d’exploitation du spa, adressée à la Corporation aquatique maskoutaine, a tout de même été approuvée « car la Ville n’offre pas ce service [centre de spa]. Il s’agit d’un créneau inexploité et la propriétaire ne laisse aucun matériel sur place, ce qui respecte le zonage en vigueur », indique Caroline Nadeau, du service des communications de la Ville de Saint-Hyacinthe. Les baigneurs n’auront pas à partager l’espace avec les utilisateurs du spa puisqu’il n’y a pas de bain libre durant la période choisie par Mme Brouillard, ce que confirme le directeur général de la Corporation aquatique maskoutaine, Éric Leuenberger.« Il y a un certain ordre pour faire la location des bassins. Nous priorisons les citoyens, ensuite les clubs aquatiques, les activités scolaires et finalement les entreprises privées. La propriétaire du spa est consciente que lors de la tenue d’événements spéciaux au CAD durant la fin de semaine, ses activités ne pourront pas avoir lieu », affirme M. Leuenberger. Il soutient toutefois que la plage horaire est idéale pour un spa, car il n’y a pas eu beaucoup de demandes pour la tenue d’activités publiques à ces heures durant les années précédentes. Les deux parties se sont entendues pour un contrat de location à l’heure, valide jusqu’en juin.D’après Nathalie Brouillard, ce sera la première fois qu’un concept de spa sera développé au sein d’un centre aquatique public au Québec. « Mon projet répond aux exigences du CAD. L’espace est là, disponible pour la location, aussi bien l’utiliser », croit la femme de 44 ans, en ajoutant que d’autres entreprises privées louent parfois les bassins du CAD. Pour s’offrir une séance de détente, une réservation en ligne ou par téléphone sera nécessaire. La clientèle du spa n’aura pas à payer les frais d’accès à la piscine, seulement le coût de l’activité. Des écouteurs hydrofuges seront aussi à la disposition des usagers pour leur assurer un moment de relaxation complet.

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