26 décembre 2013
CLD Les Maskoutains
Les maires s’intéressent au budget et convoquent Mario De Tilly
Par: Le Courrier

Le dépôt des prévisions budgétaires 2014 du Centre local de développement Les Maskoutains (CLD) n’est pas passé inaperçu au conseil des maires de la MRC.

Ce budget de 1 262 669 $ en a fait tiquer quelques-uns autour de la table à la séance publique du 11 décembre, notamment parce qu’il annonce une dépense de 122 850 $ pour la location des locaux que le CLD occupe au 1000, rue Dessaulles.

Le montant inscrit sous la rubrique « loyer » inclut le loyer proprement dit (97 850 $), des frais de conciergerie (13 000 $), un item « café et réception » (6 000 $), des frais d’entretien et de réparation (4 000 $) et des frais divers (2 000 $).Le nouveau maire de Saint-Pie, Mario Saint-Pierre, de même que son collègue de Saint-Simon, Normand Corbeil, ont tous deux exprimé leur étonnement face à cette dépense. « 122 000 $ de loyer, je trouve ça assez onéreux. C’est pas des pinottes », a laissé tomber M. Corbeil. Certains se sont aussi interrogés sur le montant de 100 000 $ qui est inscrit dans les dépenses sous la rubrique « mauvaises créances ». On retrouve aussi des frais de location et d’équipement de 23 500 $ pour diverses dépenses dont le photocopieur, le système téléphonique et la timbreuse.Comme leurs questions sont restées sans réponse, les maires ont convenu d’inviter le directeur général du CLD, Mario De Tilly, à venir lui-même leur expliquer les prévisions budgétaires de l’organisme lors de leur séance plénière du mois de janvier.

Locataire

Après avoir logé durant 10 ans dans l’édifice de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, au 800, avenue Sainte-Anne, le CLD s’est retrouvé sur la rue Dessaulles au mois d’août 2008.

Cet organisme public de développement économique régional allait y cohabiter avec un organisme « privé » à la vocation similaire, mais uniquement voué à l’essor industriel de Saint-Hyacinthe : la Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale.Créée sur papier en 2003, la Cité n’a vraiment démarré ses activités que cinq années plus tard. En 2008, elle a acquis d’une compagnie à numéros l’immeuble du 1000, rue Dessaulles pour la somme 1 050 000 $, un édifice qu’elle occupe depuis avec le CLD, son locataire principal.Les deux organismes peuvent être décrits comme des vases communicants. Non seulement logent-ils sous le même toit, mais ils se trouvent en plus sous l’autorité du même directeur général. Dès lors, il devient quasi impossible pour l’observateur de départager ce qui appartient à l’un ou à l’autre, tant dans les mandats que dans les opérations courantes. Fait plutôt inusité, le directeur général du CLD se retrouve donc à négocier avec lui-même quand il est temps de fixer les clauses du bail de location.Si la Cité perçoit du CLD un intéressant loyer, en revanche, on ignore ce qu’elle doit verser annuellement en hypothèque pour l’immeuble du 1000, rue Dessaulles. Dans ses états financiers, il n’y a aucune indication à ce sujet, ni de dépenses de conciergerie, de café et réception, de photocopieur, de système téléphonique et de timbreuse, outre une dépense d’environ 8 000 $ de frais de bureau et papeterie. Pour la prochaine année, les frais de bureau à la charge du CLD sont fixés à 8 883 $.À titre de comparaison, la MRC des Maskoutains, qui est propriétaire de l’édifice qu’elle occupe au 805, avenue du Palais et où travaillent ses 23 employés, versera l’an prochain 71 704 $ en capital et intérêt pour le remboursement de l’emprunt qu’elle a contracté au moment de l’achat. C’est bien moins que le loyer payé par le CLD pour abriter sa douzaine d’employés.La MRC a toutefois effectué un autre emprunt pour des travaux d’amélioration de son siège social, ce qui l’oblige à une dépense additionnelle de 46 464 $ en capital et intérêt.

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