30 juillet 2020
Centre-ville
Les manteaux Valanga en faillite
Par: Jean-Luc Lorry

Photo Facebook Valanga

Fondé en 1994, le manufacturier de manteaux d’hiver Valanga a déclaré faillite en raison de difficultés financières attribuées à la pandémie de COVID-19. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Après la fermeture du centre d’amusement EKÇA Saute le 22 avril, la pandémie de COVID-19 fait une nouvelle victime à Saint-Hyacinthe. Le manufacturier de manteaux d’hiver Valanga a déclaré faillite le 9 juillet en raison de difficultés financières attribuées à la crise sanitaire.

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La direction de l’entreprise a annoncé sa décision d’arrêter ses opérations sur sa page Facebook.

« Je voudrais remercier mes fidèles clients, les détaillants qui m’ont encouragé depuis les débuts de Valanga en 1994 jusqu’à aujourd’hui. Un énorme merci à mes employés, représentants et designers qui sont passés à court ou long terme avec nous. Cette belle marque québécoise a été affectée par les effets de la COVID. Après 25 ans d’existence, Valanga a fermé ses portes. Ce n’est pas sans peine que cette décision a été prise, mais je suis fière d’avoir amené l’entreprise où elle était rendue. Merci encore pour votre soutien et continuez d’encourager les produits d’ici, c’est primordial », peut-on lire dans ce message qui a suscité une centaine de commentaires.

La propriétaire et présidente de l’entreprise, Joëlle Royer n’a pas donné suite à notre demande d’entrevue. Le site Web de Valanga n’est plus actif.

Les manteaux d’hiver vendus par Valanga étaient confectionnés dans l’atelier de l’entreprise, situé sur l’avenue Laframboise, dans le secteur du centre-ville. Cet atelier était ouvert au public pour de la vente directement à l’entrepôt.

Pendant ses belles années, les produits Valanga étaient proposés dans une cinquantaine de points de vente au Québec, en Ontario ainsi que dans les Maritimes.

Bilan de l’entreprise

Selon les documents dont nous avons obtenu copie, cette entreprise cumulait un passif de 465 529 $. Les actifs de l’entreprise, estimés par le syndic à 31 750 $, regroupaient de la matière première, des produits finis ainsi que des machines à coudre et des tables de coupe.

À titre de créancier garanti, La Banque de développement du Canada a déposé une réclamation de 117 752 $ et la Banque Nationale un montant de 60 000 $.

Quant aux 18 créanciers non garantis, ils ont déposé des réclamations pour un montant totalisant 433 779 $.

« Cette faillite s’explique par l’arrêt des usines en Chine qui fournissaient la matière première à Valanga. Ensuite, il a eu un effet domino avec l’annulation des commandes. L’entreprise ne pouvait plus opérer dans le contexte de la pandémie », mentionne en entretien téléphonique, Nathalie Brault, syndic au dossier.

Selon le Guide des entreprises manufacturières 2020 réalisé par Saint-Hyacinthe Technopole, Valanga comptait cinq employés, trois à temps plein et deux à temps partiel.

« C’est toujours une grande déception pour nous de voir une entreprise d’ici forcée de déposer son bilan, commente André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole. L’évolution des marchés rend parfois cela malheureusement inévitable. Nous ne pouvons que remercier les dirigeants de Valanga d’avoir opéré leur entreprise pendant plusieurs années à Saint-Hyacinthe et d’avoir ainsi contribué à notre économie locale. »

M. Barnabé rappelle que son équipe s’efforce de maintenir une proximité avec les entrepreneurs locaux afin d’être en mesure d’intervenir lorsque des entreprises traversent certaines difficultés.

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