14 août 2014
Rendez-vous des papilles
Les organisateurs se serrent la ceinture
Par: Jean-Luc Lorry
Pendant 10 ans, le Rendez-vous des Papilles s’est tenu principalement aux abords du Marché public. Cette année, ce festival gourmand sera confiné au Parc Casimir-Dessaulles.  Photothèque | Le Courrier ©

Pendant 10 ans, le Rendez-vous des Papilles s’est tenu principalement aux abords du Marché public. Cette année, ce festival gourmand sera confiné au Parc Casimir-Dessaulles. Photothèque | Le Courrier ©

Les responsables du Rendez-vous des papilles doivent se serrer la ceinture pour organiser la prochaine édition qui se tiendra les 20 et 21 septembre au Parc Casimir-Dessaullles. Le budget de fonctionnement de ce festival gourmand a été revu sévèrement à la baisse et devrait représenter moins de 200 000 $, a appris LE COURRIER.

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À titre comparatif, les organisateurs disposaient l’année passée d’un budget de 650 000 $ incluant le financement public, les commandites, les ventes et les locations. Certains montants avaient été bonifiés en raison de la célébration du 10e anniversaire du Rendez-vous des papilles.

Depuis mars, la gestion de cette activité qui met les produits du terroir sous les projecteurs le temps d’une fin de semaine, a été confiée à la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains.

Cette année, la Ville lui a octroyé un montant de 89 000 $ pour la tenue du festival au lieu d’une enveloppe de 100 000 $ comme ce fut le cas les années précédentes. Un montant de 21 000 $ a été soustrait pour rembourser le déficit cumulé de l’activité.

La MRC a accordé 10 000 $ cette année comparativement à 20 000 $ l’an dernier en raison des 10 ans du festival.

Désistement du CLD

Partenaire de la première heure du Rendez-vous des papilles, le CLD Les Maskoutains n’a pas renouvellé son aide financière qui était de 10 000 $.

La direction de l’organisme public a motivé cette décision auprès de la Chambre de commerce par l’obligation de couper dans les dépenses depuis janvier.

« Cette année, nous devrons gérer cette activité en bon père de famille. Chaque sou est compté et recompté. Depuis mars, nous avons dû revoir à trois reprises notre budget. Notre gestion est extrêmement serrée », a indiqué Claire Sarrasin, directrice générale de la Chambre de commerce en entrevue au COURRIER.

En raison de ce régime minceur, les organisateurs ne recruteront pas de porte-parole. Pour l’édition 2013, on avait fait appel à Marie-Soleil Michon pour agir comme porte-parole officielle. Une dépense de 10 000 $.

« On va faire avec beaucoup moins pour la prochaine édition. C’est un bel événement qu’il ne faut pas laisser tomber », considère avec optimisme Mme Sarrasin.

Du côté des partenaires privés, la Caisse Desjardins s’est montrée moins généreuse en accordant un montant de 10 000 $ au lieu du double l’an dernier. La SAQ sera de retour sous la formule « bistro ». Ce kiosque sera géré et opéré par les promoteurs du festival.

Pour le moment, 64 exposants ont réservé leur place. L’an dernier, une centaine de producteurs-transformateurs avaient investi le centre-ville.

Comme la cohabitation entre le Rendez-vous des papilles et les commerçants du centre-ville semble difficile, le festival sera confiné au Parc Casimir-Dessaulles excluant les abords du Marché public.

L’accès au site sera payant. Le prix d’entrée a été fixé à 5 $ par personne ou à 20 $ par famille.

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