12 décembre 2013
Hôtel des Seigneurs
Les parties tentent de sauver les meubles
Par: Jean-Luc Lorry

À 10 jours de la fermeture appréhendée de l’Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe, les parties patronale et syndicale tentent de sauver les meubles dans une ultime partie de bras de fer.

Le propriétaire du complexe hôtelier, SilverBirch Hôtels & Resorts a joué l’une de ses dernières cartes en déposant fin novembre, une offre globale de règlement. Le comité de négociation (CSN) qui représente environ 200 employés syndiqués en grève depuis plus de 13 mois a répliqué par une contre-proposition.

À la lecture de l’offre patronale dont LE COURRIER a obtenu copie, l’employeur semble mettre de l’eau dans son vin en accordant quelques concessions. Celui-ci proposait une convention collective devant prendre effet le jour de sa signature jusqu’au 31 juillet 2019, avec une possibilité de prolongation d’une année supplémentaire.Sur le plan salarial, la partie patronale offrait un rattrapage de 6 % d’augmentation salariale pour les années 2012 et 2013. Par la suite, elle proposait une hausse de 1,5 % en août 2014, 1,5 % en février 2015, 1,5 % en août 2015 et 1,5 % en février 2016. Pour les années allant de 2016 à 2019, le syndicat demanderait 3 % d’augmentation alors que l’employeur souhaite plutôt se baser sur une moyenne. Au chapitre du régime de retraite, l’employeur s’engagerait à verser 1 % d’augmentation à partir du 1 er août 2014. De plus, la partie patronale était disposée à participer à hauteur de 1 % sur la pension ou 0,25 % sur les augmentations salariales au 1 er août 2016.Concernant le « plan vert », qui consiste à réduire le service de nettoyage des chambres lors de longs séjours, l’employeur serait disposé à y renoncer. Celui-ci s’engagerait donc à ne pas diminuer le nombre d’heures des préposés à l’entretien. Cependant, aucune proposition n’est consacrée aux conditions de travail des employés affectés au département banquet en cas de vente de la partie centre de congrès.« Permettre le transfert de l’accréditation syndicale au futur acquéreur du centre de congrès serait une mesure qui irait à l’encontre du Code du travail », estime Herman Champagne, porte-parole de SilverBirch Hotels & Resorts. Sur ce point, le syndicat prétend le contraire en brandissant les conventions signées au Delta Montréal et au Delta Québec, deux établissements hôteliers appartenant depuis octobre 2007 à British Columbia Investment Management Corporation, une société de gestion de fonds privés et publics basée à Vancouver. Cette dernière possède la chaîne hôtelière SilverBirch Hôtels & Resorts. Dans le cas de ces deux hôtels de la chaîne Delta, l’employeur convenait qu’en cas de concession totale ou partielle de son entreprise, le futur acquéreur devait appliquer la convention collective en vigueur.

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