14 février 2013
MRC Les Maskoutains
Les paysages scrutés à la loupe
Par: Le Courrier
Julie Ruiz, de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Gérard Domon, de l'Université de Montréal, Francine Morin, préfet de la MRC Les Maskoutains et Robert Mayrand, chargé de projet en patrimoine à la MRC ont présenté le Diagnostic paysager de la MRC Les Maskoutains, qui a été produit dans le cadre d'un projet qui est une première au Québec.

Julie Ruiz, de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Gérard Domon, de l'Université de Montréal, Francine Morin, préfet de la MRC Les Maskoutains et Robert Mayrand, chargé de projet en patrimoine à la MRC ont présenté le Diagnostic paysager de la MRC Les Maskoutains, qui a été produit dans le cadre d'un projet qui est une première au Québec.

Longuement observés à travers la lunette d’un groupe de chercheurs, les paysages de la grande région de Saint-Hyacinthe ont fait l’objet d’un examen approfondi dont les résultats, maintenant dévoilés, deviendront autant de précieuses balises dans l’aménagement du territoire de la MRC Les Maskoutains.

Publicité
Activer le son

C’est en tout cas le souhait qu’ont exprimé les auteurs de l’étude en rendant public le fruit de leur travail. « On entend dire trop souvent que les paysages des basses terres du Saint-Laurent sont ordinaires, que ces terres ne sont qu’une grande plaine plate. Oui, c’est une grande plaine, mais elle n’est pas plate », affirme Gérard Domon, de la chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal, l’un des membres de l’équipe qui a établi « le diagnostic paysager de la MRC des Maskoutains ».

Ce diagnostic fait l’objet d’une publication de 58 pages intitulée « Connaître et comprendre les paysages d’aujourd’hui pour penser ceux de demain » dont le lancement a eu lieu tout récemment à la MRC Les Maskoutains. Robert Mayrand, chargé de projet en patrimoine à la MRC, a expliqué que la publication représentait une avancée importante pour le projet « Paysages maskoutains, révéler, mettre en valeur, requalifier », amorcé en 2009 avec le concours de M. Domon, de l’université de Montréal et de Julie Ruiz, de la chaire en écologie du paysage et environnement de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Pas moins de cinq ministères du gouvernement du Québec – Agriculture, Pêcheries et Alimentation, Transports, Culture et Communications, Environnement et Finances -, de même qu’Hydro-Québec se sont aussi associés à ce projet pilote, une première au Québec. Il a pu ainsi bénéficier d’un budget de fonctionnement de 250 000 $. « Je suis étonné de l’intérêt que ce projet a pu susciter », a confié Gérard Domon, en parlant de tout le support qu’a obtenu son équipe.Si la parution du diagnostic paysager constitue une réalisation majeure dans le cadre du projet lancé par la MRC il y a quatre ans, elle n’en marque pas la fin. « L’étape qui s’en vient, c’est descendre tout ça vers les municipalités. C’est à elles de décider ce qu’elles veulent faire localement », souligne Robert Mayrand.Le diagnostic révèle que, sur le plan visuel, on trouve de tout dans la vaste contrée maskoutaine, des éléments patrimoniaux et naturels de grand intérêt, et d’autres tout à fait discordants. C’est tout cela qui est mis en lumière dans le diagnostic, d’abord pour susciter une prise de conscience. « Les paysages, même en milieu agricole, ça peut devenir un élément de fierté extrêmement important », soutient Julie Ruiz.Des étudiants des deux universités participantes, de même que des élus et de simples citoyens de la MRC ont pris part, à un moment ou à un autre, à cette analyse des paysages ruraux, une première au Québec. « La MRC Les Maskoutains a une grande longueur d’avance sur tout le monde. À nous d’en profiter », a conclu Robert Mayrand.La valeur culturelle des paysages est maintenant reconnue par l’État. La nouvelle Loi sur le patrimoine culturel permet maintenant de désigner un paysage en tant que bien culturel afin que sa préservation et sa mise en valeur soient assurées.

image