6 septembre 2018
Carte blanche
Les petites gossances
Par: Christian Vanasse

Il y a des moments où on a l’impression que les campagnes électorales deviennent des supermarchés où on va aller magasiner après avoir regardé les circulaires : bon, à combien le steack haché? Qu’est-ce qu’ils vont me promettre cette semaine? 

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Pis on promène notre panier devant des offres alléchantes et, au détour d’une allée, on va peut-être croiser un chef qui va nous offrir des petites bouchées au bout d’un cure-dents.

On a le goût de dire aux partis : faites-nous voir plus loin que l’allée du surgelé! Sortez du stationnement, pis prenez un peu d’élévation histoire de voir plus loin que la semaine prochaine.

Mais pas juste les partis. Nous aussi faisons de ces petites choses qui irritent et agacent, qui nous font soupirer ou lever les yeux en l’air quand on les entend. Des nuisances, des acouphènes, des petites gossances. Comme l’expression : « Vous n’avez aucune chance d’être au pouvoir. » Pis après? C’est comme dire, ça sert à rien, rentrez chez vous. Ils sont dans la game, ils jouent. On devrait dire au Canadien, hey, faites pas la saison… quoique…

L’expression, surtout entendue chez les groupes communautaires : « Des sous. Ça prend des sous pour soutenir le réseau. » Arg. Les « sous », arrêtez ça tu-suite! Demandez pas des sous! Vous risquez d’en recevoir. Demandez de l’argent. L’expression : « Mais comment on va financer ça? » Souvent entendue lorsque des groupes communautaires demandent de l’argent. Réponse courte : on s’en sacre. Réponse longue : Allez plutôt poser la question à Bombardier et aux médecins spécialistes.

Des gestes : aux pseudo-comiques qui font une moustache à Manon Massé sur les pancartes, c’est comme dessiner des lunettes à Sol Zanetti. On le sait. Donne-toi un élan, pis arrive en 2018.

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