22 mars 2018
Les producteurs bovins réclament un meilleur soutien de Québec
Par: Jean-Luc Lorry
Producteur laitier à Sainte-Christine, Jean-Marc Ménard est président des Producteurs de bovins pour la Montérégie-Est. Photo courtoisie

Producteur laitier à Sainte-Christine, Jean-Marc Ménard est président des Producteurs de bovins pour la Montérégie-Est. Photo courtoisie

La baisse de la production bovine au Québec incite les producteurs à se serrer les coudes et à demander une aide gouvernementale qui pourrait être financière et règlementaire.

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Ces prochains mois, les éleveurs comptent mettre en place un ambitieux plan de développement dont l’objectif est d’augmenter la production bovine de 50 % d’ici 2025.

Au Québec, le secteur bovin regroupe cinq filières : les vaches laitières, les bovins de réforme (viande destinée principalement à la préparation de bœuf haché), les bouvillons d’abattage (coupes de viande), les veaux d’embouche (bétail engraissé dans les prés), les veaux de grain et les veaux de lait.

« Actuellement, il n’existe aucun programme de subvention provincial pour supporter la production bovine », indique Jean-Marc Ménard, producteur laitier à Sainte-Christine et président des Producteurs de bovins pour la Montérégie-Est.

Celui-ci mentionne que les coûts que doivent supporter les producteurs agricoles augmentent régulièrement. « Nous devons mettre à niveau nos installations agricoles et investir pour respecter les normes imposées par le ministère de l’Environnement », précise M. Ménard.

Par exemple, pour les producteurs de veaux d’embouche, les cours d’eau situés sur les terres agricoles doivent être clôturés.

Depuis 10 ans, la production bovine au Québec a diminué entre 30 et 40 %. « Cette baisse s’explique par des départs à la retraite, l’absence de relève et la vente d’entreprises agricoles, indique Julien Levac-Joubert, agent de communication chez les Producteurs de bovins du Québec. Il faudrait regarder comment stabiliser la filière bovine en adaptant les programmes gouvernementaux à la production. »

Dans le secteur bovin, la marge de profit est maigre puisque les prix sont décidés à Chicago et ils s’appliquent à l’échelle mondiale.

Lors de l’assemblée générale des Producteurs de bovins du Québec qui se tiendra les 4 et 5 avril à Québec, on compte profiter de la présence du ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard, pour le sensibiliser à la situation. 

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