19 juillet 2018
Les Rendez-vous urbains ont trouvé leur formule gagnante
Par: Rémi Léonard
Petit ajustement qui pourrait être apporté aux Rendez-vous urbains, le départ des festivités dès 16 h 30 est peut-être un peu trop hâtif, a constaté Simon Cusson.   Photo François Larivière | Le Courrier ©

Petit ajustement qui pourrait être apporté aux Rendez-vous urbains, le départ des festivités dès 16 h 30 est peut-être un peu trop hâtif, a constaté Simon Cusson. Photo François Larivière | Le Courrier ©

À leur sixième édition, les Rendez-vous urbains ont prouvé qu’ils pouvaient joyeusement animer le centre-ville de Saint-Hyacinthe lorsque la météo se montre clémente. Comme on ne pouvait demander mieux cette année, l’édition 2018 s’est révélée « un succès sur toute la ligne », a évoqué Simon Cusson, le directeur général de la Société de développement commerciale (SDC) du centre-ville.

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Les neuf soirées festives ont culminé le vendredi 13 juillet avec le spectacle de clôture mettant en vedette Les Respectables, qui a rassemblé 1 500 personnes selon lui. Les autres soirées ne sont pas en reste avec une participation estimée à 1 000 personnes. Après une édition en dents de scie marquée par la pluie l’an dernier, la chance a souri aux organisateurs cette année.

L’adoption de la formule jeudi-vendredi est un autre bon coup de l’édition 2018, d’après Simon Cusson, qui compte poursuivre sur cette voie. En fait, « toutes les conditions gagnantes étaient réunies cette année, se réjouit-il. On a travaillé fort et on est heureux des résultats. On a réussi à rassembler les gens au centre-ville ».

Et maintenant?

Après six ans, les Rendez-vous urbains ont atteint une belle maturité, mais il est maintenant temps de faire passer l’événement au « palier supérieur », juge Simon Cusson. « On a fait le tour du jardin avec les groupes à petits et à moyens budgets ». À cet effet, le spectacle des Respectables représentait en quelque sorte un avant-goût du calibre recherché pour les futurs Rendez-vous urbains.

Le directeur de la SDC compte donc s’activer très rapidement afin de lever davantage de financement pour la prochaine édition. « On ne se cachera pas que le soutien de la Ville est capital », reconnaît Simon Cusson, même si les restaurateurs participants y mettent aussi du leur, notamment en payant le cachet des artistes.

Il ne pense pas avoir du mal à convaincre les autorités municipales d’investir davantage, considérant les retombées en jeu. À ce chapitre, la comparaison avec les Beaux mardis de Casimir est révélatrice, selon lui. « Les Rendez-vous urbains génèrent beaucoup plus de retombées locales avec moins d’argent public. C’est une aubaine », considère-t-il, assurant avoir toujours en tête l’objectif de faire zéro déficit avec l’événement.

Il tient également à conserver la gratuité des spectacles présentés, mais rappelle qu’elle est rendue possible par l’achat de nourriture et de boissons sur le site. L’organisation a d’ailleurs choisi cette année de prendre en charge la vente de breuvages dans la rue, tandis que les restaurateurs pouvaient vendre dans leurs établissements et sur leur terrasse, parfois élargie pour l’occasion. Un arrangement qui en a déçu certains, mais qui visait avant tout à assurer une uniformité des produits et du service, a expliqué Simon Cusson. « On a aussi assuré la logistique, on ne s’est pas mis riches avec ça », a-t-il défendu.

En attendant l’édition 2019, où il nous promet des « spectacles bonifiés », Simon Cusson assure que les Rendez-vous urbains resteront un « catalyseur des forces vives du centre-ville », autant qu’une occasion de « sortir entre nous autres et d’avoir du fun ».

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