10 mars 2016
Les Salines, victime de son succès ou laisser-aller?
Par: Le Courrier

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Quelle belle journée nous avions en ce dimanche de fin de relâche! Nous ­tenions absolument à ­sortir dehors et à en ­profiter avec les gars. Pourquoi ne pas aller aux Salines? C’est tout près et même si nous y passons qu’une demi-heure, au moins on aura les petites joues rouges de nos gars pour égayer notre journée. Voilà à quelques mots près ce que ­plusieurs Maskoutains se sont dits ce jour-là et c’est tant mieux. Ce qui est plus désolant, c’est lorsque nous y sommes arrivés…

J’habite dans le secteur Saint-Thomas-d’Aquin, le parc Les Salines est tout près et ma famille et moi l’utilisons le plus souvent possible. Nous y sommes allés à plusieurs reprises cet hiver. Ce n’est pas parfait, mais ça n’a jamais été déplaisant d’y aller jusqu’au 6 mars dernier. Il y avait tout simplement trop de monde. Pas pour le parc, pour le stationnement. De plus, les communications étaient ­déficientes.

Premièrement, le stationnement n’est pas seulement en très mauvaise ­condition, il est dangereux. Les zones pour se garer ne sont pas clairement ­définies donc, les usagers se garent ­aléatoirement créant plusieurs angles morts. Un ou deux employés ­aidant les véhicules à stationner au début de la période d’achalandage ou l’utilisation de cordes délimitant les zones pourrait améliorer l’efficience du stationnement et par le fait même la visibilité.

Les voies de circulation ne sont pas ­indiquées. Nous entrons aux Salines et instinctivement, tout le monde arrête. On se demande, je tourne à droite dans la première ou la deuxième voie? Ou encore, est-ce que j’essaie à gauche? Ce qui amène certains d’entre eux à faire des mouvements brusques. En présence de beaucoup d’enfants, nous ne voulons pas cela. Et si nous voulons seulement déposer quelqu’un, il n’y a pas de zone définie et souvent nous faisons que ­bloquer l’entrée.

Et, pour en finir avec le stationnement, vers 14 h, il y avait des véhicules garés du côté sud de la rue Martineau sur une ­longueur d’environ 1 km. De ce côté, le stationnement est permis, par contre, du côté nord, le stationnement est ­interdit parce que la rue n’est pas assez large. Il devait y avoir des véhicules garés sur au moins 500 m de ce côté sans que la circulation ne ralentisse. Pour ce qui est du stationnement ­supplémentaire près des kiosques de tir à l’arc annoncé sur la page Facebook du parc le 23 janvier dernier. Il n’était pas ouvert.

En deuxième lieu, le parc s’est doté de plusieurs moyens de communication ­intéressants. Si l’on veut connaître les conditions des différents services, nous pouvons appeler et un message ­enregistré nous donne ces conditions. Malheureusement, à mon arrivée, la ­patinoire qui était censée être en ­excellente condition était plutôt ­impraticable et dangereuse. On a réussi à faire autre chose, mais les garçons étaient extrêmement déçus! Il me semble que la publication d’une nouvelle sur Facebook ou l’enregistrement d’un autre message aurait été apprécié.

Donc, nous sommes allés aux Salines. Nous y sommes restés une demi-heure, nos garçons ont quand même eu les joues rouges. Par contre, papa a stationné l’auto à l’autre bout de la rue Martineau, a lancé quelques boules de neige, est retourné chercher l’auto et par la suite nous avons dû mettre tout le linge de neige au lavage. La bouette du stationnement étant assez salissante. J’y retournerai parce que c’est un endroit formidable et qu’hier, c’était une exception (ou pas). Qu’est-ce que ce sera lorsque nous serons 60 000? Il y a plusieurs solutions possibles, il faut par contre s’y pencher et les mettre en application.

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