28 janvier 2021
Impact des mesures gouvernementales
Les salons d’esthétiques écopent une seconde fois
Par: Jean-Luc Lorry

Élise Pincince Bureau, propriétaire de l’institut de beauté Le Bronze, espère que sa clientèle sera au rendez-vous lors de la réouverture de l’établissement. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Sur la photo, Marie-Joelle Chabot, coactionnaire de la clinique Esthétique Chantal Mathieu, et sa mère Chantal Mathieu, propriétaire de l’entreprise. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

N’étant pas considérés comme un service essentiel, les salons d’esthétiques ont dû se conformer aux directives gouvernementales en suspendant pour une seconde fois leurs services.

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« Je trouve cela difficile, mais nous gardons espoir. La santé financière de nos commerces est très fragile. Nous avons vu que certaines entreprises sont tombées en très peu de temps durant la première vague », indique Élise Pincince Bureau, propriétaire de l’institut de beauté Le Bronze, en entrevue au COURRIER

« Nous avons accès à des prêts, mais cela ne couvre pas du tout les pertes de revenus. Le gouvernement devrait nous aider davantage », estime-t-elle.

Lors du confinement du printemps 2020, son établissement a vu son chiffre d’affaires diminuer. « Cette période est généralement la plus achalandée puisque de nombreux voyageurs préparent leur teint pour des séjours vers le Sud », précise Mme Pincince Bureau.

Cet institut de beauté offre un service de bronzage avec lumières rouge DEL intégrées dans chacun de ses appareils de haute technologie. Le Bronze est l’une des rares cliniques au Québec à être dotée de cet équipement.

Situé sur le boulevard Laurier, Le Bronze compte cinq techniciennes et une esthéticienne.

« Nous restons confiants que notre clientèle sera au rendez-vous dès notre réouverture le 8 février [si le gouvernement le permet]. Le gouvernail ne sera pas évident à reprendre si les mesures actuelles devaient perdurer », estime Élise Pincince Bureau.

Chez Esthétique Chantal Mathieu, on semble mieux réussir à composer avec la présente situation que lors des premiers mois de la crise sanitaire. Comme toutes les autres, cette clinique avait été contrainte de fermer ses portes du 17 mars au 3 juin 2020.

« J’étais plus inquiète lors de la première vague. Nous étions davantage dans l’incertitude. Pour le moment, je ne m’en fais pas. La clinique était en santé avant le début de la pandémie. L’important est d’être bien entouré », mentionne Chantal Mathieu, propriétaire de la clinique Esthétique Chantal Mathieu, lors d’un entretien téléphonique.

Cette clinique médico-esthétique située sur le boulevard Laframboise propose de nombreux soins. Malgré la fermeture imposée, l’entreprise offre un service de livraison pour la vente de produits de beauté.

En appliquant scrupuleusement les mesures de la santé publique dans son établissement, Chantal Mathieu est satisfaite de n’avoir observé aucun cas de COVID-19 lors de la reprise de ses activités de juin à décembre.

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