21 avril 2016
Les sentiers infinis de Manon Marchand
Par: Alice De guise
L’exposition Voyage vers les sommets de l’imaginaire de Manon Marchand est en cours à la Bibliothèque T.-A.-Saint-Germain.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’exposition Voyage vers les sommets de l’imaginaire de Manon Marchand est en cours à la Bibliothèque T.-A.-Saint-Germain. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Mes sentiers infinis, peinture sur toile à l’acrylique de Manon Marchand. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Mes sentiers infinis, peinture sur toile à l’acrylique de Manon Marchand. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les aléas de la vie ont mené Manon Marchand,

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L’art a toujours fait partie de la vie de ­Manon Marchand. Ce n’est pas une ­passion ou un passe-temps découvert par hasard. Après plusieurs diplômes ­derrière la cravate dont un D.E.C. en graphisme, un certificat en arts plastiques, deux baccalauréats ainsi que plusieurs années d’enseignement, Mme Marchand est à présent peintre à temps plein.

« J’ai enseigné durant plusieurs années les arts plastiques, mais j’ai besoin de peindre. Travailler à temps plein pour mon école me laissait très peu de temps pour créer. Désormais, je donne quelques cours, mais la majeure partie de mon temps est dédié à la peinture. Peindre est viscéral pour moi. Heureusement, j’ai un conjoint qui croit en moi et qui me ­soutient énormément. Je suis très choyée », explique l’artiste.

Sa deuxième passion, suivant de près la peinture, est la randonnée en montagne. C’est d’ailleurs la thématique de l’exposition. Manon Marchand propose des toiles aux couleurs vives et empreintes d’émotivité.

« Les couleurs vives représentent les émotions vécues lorsqu’on atteint la cime de ces montagnes. Les émotions sont nombreuses, c’est pourquoi j’ai autant de couleurs dans mes oeuvres. Je voulais que mes toiles témoignent de la majestuosité des montagnes. On se sent tellement ­petit quand on gravit ces immenses caps rocheux. Les humains devraient se sentir comme ça plus souvent. Disons que ça te recentre, te repositionne assez rapidement dans la grande chaîne de la vie », mentionne-t-elle.

Le médium employé pour peindre ses toiles est l’acrylique et seulement l’acrylique. À l’ère où la mode est au ­collage et aux mélanges des techniques, Manon Marchand est, dit-elle, « revenue à l’essentiel ».

« J’ai exploré plusieurs techniques lors de mes études, mais pour ma série de montagnes je suis revenue à un seul ­médium que j’ai beaucoup approfondi. Je travaille sur cette série depuis environ cinq ans. L’exposition en cours est une sélection de grands et très grands formats. Je trouve qu’ils représentent bien la monumentalité des montagnes. Je fais également des petits formats qui sont de gros plans de certaines parties des caps de roche », précise Manon Marchand.

Il est important de mentionner que les sommets peints par Mme Marchand sont tous fictifs et issus de son imaginaire. ­L’artiste peint les montagnes à partir de ses souvenirs, des émotions vécues lors de ses ascensions. Elle peint dans son atelier, sans photo avec sa mémoire pour seule ­référence. L’utilisation de la spatule, ­visible dans la texture des toiles, crée une impression de mouvement pouvant rappeler celui des plaques tectoniques.

L’artiste a plusieurs ascensions à son actif, dont des sommets de l’Ouest canadien et américain, ceux de la Corse et des Alpes françaises. Le couple a également comme projet de gravir les glaciers du Montana.

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