18 juin 2015
Biométhanisation, phase III
Les soumissions de 27 M$ rejetées
Par: Benoît Lapierre

L’implantation de la majeure partie des équipements qui complèteront la troisième et dernière phase du grand projet municipal de biométhanisation des matières organiques ne pourra démarrer aussi rapidement que prévu.

Face au résultat du dernier appel d’offres dans le dossier, le conseil municipal a décidé, lundi, de rejeter les deux seules soumissions reçues et de n’accorder aucun contrat.

La firme Construction Déric, de Québec, avait présenté une soumission au montant de 27 246 616 $ pour les travaux demandés, lesquels consistent en l’ajout de trois biodigesteurs à l’usine d’épuration, la transformation en hydrolyseurs de deux des trois biodigesteurs existants, l’installation de trois réservoirs de stockage des intrants liquides comme le lactosérum, l’aménagement d’un poste de compression et de purification du biométhane et enfin, le raccordement de cette station au réseau de distribution de Gaz Métro, où la Ville écoulera ses surplus gaziers. L’autre soumissionnaire, Filtrum Construction, de Saint-Hubert, avait soumis un prix de 27 580 758 $ pour réaliser les mêmes installations.

La directrice générale adjointe de la Ville de Saint-Hyacinthe, Chantal Frigon, a indiqué que la recommandation faite au conseil de tout annuler reposait sur plusieurs facteurs, le premier étant un important dépassement des prévisions budgétaires.

Bien que cette phase III soit dotée d’une enveloppe de 28,8 M$, le coût des travaux et des équipements requis à cette étape-ci ne devait pas excéder 23 M$, car il y aura d’autres contrats à venir, a expliqué Mme Frigon. « Le dépassement est de 4 millions $. Il y avait également une problématique avec le cautionnement », a révélé Mme Frigon.

La Ville procédera donc rapidement à un deuxième appel d’offres – il paraîtra dès le 25 juin dans le Système électronique d’appels d’offres du gouvernement du Québec (SEAO) – en espérant que cette fois, plus de deux entreprises spécialisées déposeront une soumission. « Nous avons une marge de manœuvre à aller chercher », a souligné Mme Frigon.

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