20 août 2015
Les toits verts
Par: Christian Vanasse
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À mon humble avis, plantes, fleurs et légumes devraient verdir la canopée d’asphalte et de garnotte que nous avons au-dessus de la tête en ville.

En ce sens, l’initiative du propriétaire de la Rôtisserie St-Hubert de Saint-Hyacinthe est louable. Il n’a pas attendu une étude de marché, une souscription, un spectacle-bénéfice ou une généreuse subvention pour monter sur le toit palettes, semences et sacs de terre à bout de bras. Comme plusieurs citoyens avant eux, l’entreprise privée suit le mouvement.

Et la sueur dépensée sera largement compensée. Outre la récolte de légumes et de publicité positive pour les entrepreneurs qui choisissent ce type de projet, il y a plusieurs avantages non négligeables à se verdir le toit.

Les toitures végétalisées permettent une meilleure isolation, captent près de 75 % des eaux de pluie, réduisent les îlots de chaleur et les plantes filtrant naturellement les polluants améliorent la qualité de l’air.

Juste à Montréal, les toits des édifices représentent un territoire de plus de 80 km carré. Évidemment, tous les immeubles ne sont pas compatibles et avant de jardiner son toit il faut s’assurer de sa solidité, sinon on peut se retrouver avec un puits de lumière imprévu jusqu’au sous-sol.

Si l’installation est plus complexe sur les immeubles existants, les villes peuvent réglementer les nouvelles constructions. Toronto, Chicago, Portland, Tokyo et Paris ont récemment adopté des lois en ce sens.

Et si pour les toits la barre est trop haute, visons le sol et végétalisons cours d’école, stationnements et terrains vacants bétonnés. Une technopole agroalimentaire et ville IN-NO-VAN-TE comme Saint-Hyacinthe devrait être à l’avant-garde de cette tendance.

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