23 août 2018
Précarisation du travail
Les travailleurs de la résidence Ste-Marthe tirent la sonnette d’alarme
Par: Rémi Léonard
Le syndicat représentant les travailleurs de la résidence Chartwell Ste-Marthe a dénoncé « la précarité et l’appauvrissement » de ses membres lors d’une action de visibilité tenue plus tôt cet été.   Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le syndicat représentant les travailleurs de la résidence Chartwell Ste-Marthe a dénoncé « la précarité et l’appauvrissement » de ses membres lors d’une action de visibilité tenue plus tôt cet été. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les employés de la résidence Chartwell Ste-Marthe à Saint-Hyacinthe ont manifesté plus tôt cet été pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une précarisation de leur travail.

La mobilisation est survenue après la décision de l’employeur de supprimer les six postes à temps plein occupés par des employés syndiqués (cinq postes de soins et un de maintenance). Il s’agit pour la plupart de personnes qui affichent de nombreuses années de service, a souligné le conseiller syndical local, Simon Christin.

Les employés touchés perdront en moyenne 12 heures de travail par semaine et devront composer avec des horaires variables, selon le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES), affilié à la FTQ, qui représente les travailleurs de la résidence. Les autres employés syndiqués, une cinquantaine au total, sont déjà tous à temps partiel. « C’est déjà peu attractif comme emploi », a d’ailleurs déploré Simon Christin, en rappelant l’écart de rémunération entre les résidences publiques et privées. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de roulement important du personnel, il est complètement illogique pour l’employeur de s’attaquer aux conditions de travail, selon lui.

« Cette décision unilatérale de l’exploitant Chartwell impose la précarité à son personnel, l’encourage à cumuler plus d’un emploi avec des horaires de soir, de nuit et de fin de semaine, nuisant également à la conciliation travail-famille », a aussi plaidé Sylvie Nelson, la présidente du SQEES. Les conséquences se feront aussi sentir sur les résidents, a-t-elle soutenu, puisqu’ils ont « besoin de revoir des visages familiers et de confiance pour leur assurer une certaine stabilité », particulièrement les personnes âgées en perte d’autonomie ou avec des problèmes cognitifs, a-t-elle précisé. 

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