7 juillet 2016
Les 3 p’tits cochons 2
Les tristes plaisirs de la chair
Par: Sarah Daoust Braun
Les Films Séville

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Les trois frères à la sexualité débordante n’ont toujours pas appris leur leçon cinq ans après les événements du premier volet. L’insipide suite du film

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Les critiques peu élogieuses n’ont toutefois pas empêché Les 3 p’tits cochons 2 de s’emparer du box-office québécois lors de son premier week-end à l’affiche, récoltant au passage plus d’un demi-million de dollars.

Le long-métrage, qui paraît neuf ans après la sortie du premier chapitre, réalisé à l’époque par Patrick Huard, met encore une fois en scène les pauvres Rémi, Christian et Mathieu qui ne parviennent toujours pas à réfréner leurs pulsions. À l’approche du 5e anniversaire de la mort de leur mère, le trio éprouve encore des difficultés à mener à bien leur vie conjugale, ou extraconjugale. À commencer par le richissime aîné Rémi (Paul Doucet), qui se fait jeter à la porte par sa femme Dominique (Sophie Prégent), détenant la preuve une fois pour toutes de son infidélité chronique. C’est alors que débarque chez elle l’éternel ado Christian (Guillaume Lemay-Thivierge), qui tentera alors de la séduire. De son côté, Mathieu (Patrice Robitaille qui remplace Claude Legault) souffre d’une panne de désir envers sa femme Geneviève (Isabel Richer).

Claude Lalonde et Pierre Lamothe (Filière 13) refont équipe pour signer le scénario plutôt pauvre de cette nouvelle offrande. On rit peu, et la plupart du temps jaune, à l’écoute de la comédie estivale, dont les gags tombent la plupart du temps à plat. Et pourtant, les aléas de la vie amoureuse et sexuelle de la fratrie, et la crise existentielle qui accompagne le tout, offraient du matériel assez alléchant pour faire du film un conte beaucoup plus incisif. Le tout reste malheureusement tiède et réchauffé, à quoi se greffe la réalisation colorée de Jean-François Pouliot (La Grande Séduction, La Guerre des tuques 3D) qui sauve au moins un peu la donne. Malgré tout, on est loin de la comédie débridée à laquelle on s’attendait et la musique douce-amère de Martin Léon confère une ambiance parfois un peu lourde au film, qui s’étire inutilement en longueur.

Les trois interprètes masculins offrent une composition intéressante et motivée, mais qui ne peut passer outre la faiblesse du texte et des dialogues. Ils sont secondés par les personnages forts joués par Sophie Prégent et Isabel Richer à qui on a enfin donné plus de substance.

Les possibles et probables retombées lucratives des 3 p’tits cochons 2 sont la seule et unique raison qui justifie l’existence de cette suite.

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