24 décembre 2020
COVID-19
Les vaccins sont arrivés, les employés des CHSLD et RI passent en premier
Par: Maxime Prévost Durand

Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Mercredi après-midi, Marco Picard, préposé aux bénéficiaires au Centre d’hébergement de la MRC-d’Acton, a été la toute première personne à être vaccinée contre la COVID-19 au Pavillion La Coop de Saint-Hyacinthe. Il est à l’emploi du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est depuis quelques mois à peine alors qu’il a fait partie de la formation accélérée de préposé en CHSLD, l’été dernier. Photo gracieuseté

La campagne de vaccination contre la COVID-19 a été lancée hier, mercredi, dans la région maskoutaine. La première livraison de doses du vaccin de Pfizer-BioNTech, arrivée lundi matin au Pavillon La Coop de Saint-Hyacinthe, sera toutefois exclusive aux employés du réseau de la santé, a fait savoir la Direction de santé publique de la Montérégie, lors d’un point de presse virtuel.

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Il est prévu qu’environ 4400 employés travaillant dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et dans les ressources intermédiaires (RI) soient vaccinés d’ici le 27 décembre en Montérégie, que ce soit à Saint-Hyacinthe ou à l’autre clinique de vaccination déployée au Quartier Dix30, à Brossard. Ces deux sites se partageront plus de 8000 doses, un chiffre qui comprend le rappel qui doit être injecté quelques semaines plus tard. Le site de Saint-Hyacinthe permettra de vacciner les employés du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est, de même qu’une partie de ceux du CISSS de la Montérégie-Centre.

Cette annonce vient confirmer que les résidents de nos CHSLD et des RI devront patienter encore avant d’être vaccinés, même s’ils figurent en tête de liste de la priorité de vaccination établie au Québec.

« On attend avec impatience le moment où on va pouvoir [aller vacciner en CHSLD] parce que les résidents des CHSLD, ce sont eux la priorité. Mais on n’est pas capables de le faire en ce moment avec les modalités d’organisation qui sont intrinsèques au vaccin de Pfizer », a indiqué Dre Julie Loslier, directrice régionale de santé publique.

À la réception des doses de ce vaccin, celles-ci doivent être administrées sur le même site où elles ont été livrées, selon les modalités établies par Pfizer, a expliqué la directrice régionale de santé publique. En ce sens, des scénarios pour déployer une clinique de vaccination dans un CHSLD ont été étudiés pour permettre de vacciner rapidement les résidents, comme on l’a vu dans la région de Montréal et de Québec, mais aucun n’a été retenu.

« Ça ne nous permettait pas d’atteindre l’objectif de vacciner plusieurs milliers de personnes en une semaine de manière sécuritaire », a soutenu Dre Loslier, en référence à la quantité importante de doses prévues pour la Montérégie à court terme. Elle a évoqué « une balance des avantages et des inconvénients » pour arriver à la décision d’établir ces sites de vaccination hors CHSLD.

« Ce n’est pas un désaveu de l’importance de vacciner cette population-là, c’est vraiment pour des [questions de] modalités organisationnelles [que l’on doit procéder ainsi] », a-t-elle précisé.

Des équipes mobiles ont déjà été formées par les différents CISSS de la Montérégie et elles « seront prêtes à se déplacer dans les CHSLD dès qu’on aura accès à des vaccins qu’on pourra déplacer », a également spécifié Dre Loslier.

Pour les employés des CHSLD et des RI qui se feront vacciner, une rotation entre les établissements a été établie pour éviter de faire face à des bris de services si certains d’entre eux avaient des effets secondaires et devaient s’absenter du travail.

À défaut de pouvoir vacciner tout de suite les résidents des CHSLD et RI, on espère que la vaccination des employés qui y travaillent pourra avoir un impact positif sur la clientèle. « Plus on a de gens vaccinés, plus on pense ralentir la circulation du virus, donc de vacciner les travailleurs qui œuvrent auprès des plus vulnérables, c’est effectivement un premier pas dans la protection de cette population-là », a conclu Dre Loslier.

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