7 mars 2013
Les yeux tournés vers la CS des Patriotes
Par: Martin Bourassa

S’il est acquis qu’il y a assez d’intéressés pour assurer la réussite financière du plan de relance de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) envers le Collège Antoine-Girouard (CAG), il y a encore une étape cruciale à franchir pour permettre sa concrétisation. Et non la moindre!

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Reste maintenant à obtenir le consentement des commissions scolaires limitrophes et leur engagement à libérer les élèves de leur territoire qui sont inscrits pour septembre prochain (2013-14) au CAG.

Étant donné qu’une majorité de ces élèves résident hors territoire et donc relèvent de la compétence des commissions scolaires voisines, leur accord est essentiel. Selon les chiffres obtenus par LE COURRIER, seulement 154 des 546 élèves inscrits résident sur le territoire de la CSSH. Il faudra donc obtenir l’accord des commissions scolaires des Patriotes (318), de Sorel-Tracy (47), des Hautes-Rivières (25) et des Chênes (2). Le gros morceau est sans contredit l’accord des Patriotes.Les commissaires de la CS des Patriotes ont été sensibilisés à cette question le 26 février, sans toutefois trancher la question. Ils doivent en rediscuter le 12 mars.Les discussions porteront semble-t-il uniquement sur les dérogations visant les étudiants déjà inscrits pour l’an prochain au CAG. « Le dossier est plus politique à ce niveau et on encourage fortement le réseau public à saisir l’enjeu quasiment humanitaire de ce dossier, lance Dominique Lestage, directeur général du CAG. Le choc est déjà énorme pour tout le monde, il ne faudrait pas en ajouter davantage en contrecarrant leurs espoirs de terminer leurs études tous ensemble dans des lieux, des programmes, une structure et un environnement familiers. »Déjà, la CS de Sorel-Tracy aurait donné son feu vert au projet maskoutain et on n’entrevoit pas d’autres problèmes ailleurs, si des Patriotes donne son accord.Il faudra ensuite attacher les ficelles avec le ministère de l’Éducation au sujet du financement et de la péréquation, mais à ce niveau la CSSH louange déjà l’étroite collaboration reçue de tous les intervenants impliqués à Québec.

M.B.

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