8 juin 2017
Tunnel Casavant et subventions
L’espoir renaît à la Ville
Par: Benoit Lapierre

Contre toute attente, la Ville de Saint-Hyacinthe va finalement tenter sa chance du côté du programme Fonds Chantiers Canada – Québec pour trouver le financement nécessaire à la construction du tunnel ferroviaire Casavant, un projet dont le coût est maintenant estimé à 32 M$.

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La décision de présenter ce projet dans le cadre du volet « Fonds des petites collectivités » du programme a été prise lundi par le conseil municipal. La chose a de quoi étonner quand on sait qu’il y a quelques semaines à peine, les chances que la Ville obtienne d’importantes subventions pour ce projet d’infrastructure paraissaient quasiment nulles. 

« On n’aura pas d’argent de Chantiers Canada-Québec parce que le gouvernement du Québec ne peut pas suivre le fédéral là-dedans. La vérité, c’est que tout l’argent qui avait été mis de côté pour ce programme est déjà tout engagé », avait soutenu en avril la députée de Saint-Hyacinthe à l’Assemblée nationale, Chantal Soucy. C’était à la suite de la rencontre qu’elle avait eue à Québec le 2 mars avec le maire Claude Corbeil, le directeur général de la Ville, Louis Bilodeau et des représentants du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), le sous-ministre aux infrastructures et le chef de cabinet.

Mais mardi, lorsqu’elle à répondu de Québec aux questions du COURRIER, la députée Soucy a laissé entendre qu’il y avait du nouveau dans le dossier et que Saint-Hyacinthe pourrait peut-être profiter d’une enveloppe devenue disponible ailleurs. « Vous savez, au Québec, il y a des projets qui se font et d’autres qui ne se font pas. On travaille pour trouver de l’argent et l’important, c’est qu’il y en ait de débloqué, et je suis confiante. On a eu une belle collaboration du ministre Martin Coiteux, comme du maire Corbeil et du directeur général Louis Bilodeau », a-t-elle commenté.

Lundi, au point de presse qui a suivi la séance du conseil, Claude Corbeil a confirmé qu’après un long temps mort, les espoirs au sujet du Fonds Chantiers Canada-Québec avaient été récemment ravivés, et que la Ville pouvait même espérer une réponse au cours du mois de juin. « Il faudra prendre une décision en juin. Il y a longtemps qu’on n’avait pas eu de signaux de Québec, mais là, la communication est rétablie », a-t-il confirmé.

Il a précisé que c’est le MAMOT lui-même qui a « pisté » la Ville et qui lui a recommandé de présenter sa demande au Fonds Chantiers Canada-Québec. Les projets retenus sont habituellement subventionnés aux deux tiers par les deux gouvernements.

Du côté fédéral, la députée néo-démocrate de Saint-Hyacinthe – Bagot, Brigitte Sansoucy, avait laissé entendre en avril que la subvention fédérale pouvait atteindre 50 % du coût total du projet lorsque celui-ci consiste en la construction d’un saut-de-mouton (viaduc) sur le tracé d’une route nationale numérotée. Elle suggérait donc que le tracé officiel de la route 235 soit dévié vers le boulevard Casavant Ouest et son tronçon manquant, segment qui ne sera complété qu’après l’aménagement du passage sous les voies ferrées du CN. Mais selon Louis Bilodeau, un tel transfert d’autorité ne peut s’effectuer qu’avec des routes existantes, du moins en principe. « Est-ce que ça pourrait se faire subséquemment? Toutes les possibilités sont regardées », a-t-il dit.

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