14 avril 2016
L’ESSJ se fera entendre à la finale des Voix de la poésie
Par: Jennifer Blanchette
L’étudiante de l’ESSJ Nebou N’Diaye tentera de remporter la finale anglophone du concours Les Voix de la Poésie à Toronto. Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’étudiante de l’ESSJ Nebou N’Diaye tentera de remporter la finale anglophone du concours Les Voix de la Poésie à Toronto. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Pour la première fois, l’École secondaire Saint-Joseph (ESSJ), représentée par l’étudiante étrangère Nebou N’Diaye, tentera de rafler les honneurs dans la catégorie anglophone à la finale du concours de récitation Les Voix de la Poésie, tenue à Toronto en avril.

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Arrivée d’Allemagne il y a moins d’un an pour apprendre le français, Nebou a déjà su faire sa place à l’ESSJ grâce à sa participation au concours Les Voix de la Poésie.

Celle qui avait d’abord participé à la­finale d’établissement dans la catégorie francophone a finalement opté pour ­l’anglais lors de la finale régionale tenue à Montréal en février, « car c’est plus facile pour moi », fait-elle savoir.

Elle était également la meilleure candidate de l’école pour la catégorie ­anglophone, selon l’enseignante ­d’anglais de l’ESSJ, Susan Shannon.

Un choix judicieux qui lui a permis d’être sélectionnée pour l’ultime étape du concours Les Voix de la Poésie, qui permet aux jeunes du secondaire et du cégep de s’initier à la récitation de poésie.

Pour l’occasion, la jeune femme de 17 ans récitera trois poèmes qu’elle a ­sélectionnés dans une banque disponible sur le site internet de la compétition. Il s’agit de I am Graffiti de Leanne Simpson, de To the Ladies de Lady Mary Chudleigh et de Mean Drunk Poem de Sharon Thesen.

Avec le recul, Nebou a constaté qu’elle avait choisi trois poèmes en lien avec la condition de la femme et elle affirme avoir eu un coup de coeur pour le travail de Lady Mary Chudleigh. « C’est mon ­subconscient qui a choisi les textes. Ce sont des thèmes qui me tiennent à coeur, qui me parlent », juge-t-elle.

« Comprendre la signification du poème a été la plus grosse partie du ­travail, poursuit Nebou, car chaque mot veut dire quelque chose. Maintenant, quand j’écoute de la musique ou que je lis, je comprends bien les propos et j’arrive à voir l’art derrière les mots. Je sais par quel processus de création sont ­passés les auteurs. »

Ses talents théâtraux et sa facilité à transmettre ses émotions sont des atouts majeurs pour l’étudiante, croient l’enseignante et responsable du concours à l’ESSJ, Michèle Lemelin, et l’entraîneur, Maxime Dansereau.

« Sur scène, les élèves ne peuvent pas faire de gestes. Tout doit passer par la voix et le visage », note Mme Lemelin.

« Nebou est une personne très ressentie, ses instincts sont forts, donc nous savons qu’elle a fait la bonne interprétation de chacun des poèmes », renchérit M. Dansereau.

Lors de la grande tenue à Toronto les 20 et 21 avril, 18 candidats provenant de partout au pays s’affronteront dans la catégorie anglophone. Nebou N’Diaye est la seule représentante du Québec pour cette section.

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